Je commence ce post en vous offrant la platitude du jour : Mine de rien, le temps passe. (ne me remerciez pas, ça me fait plaisir)
Non mais en fait c'est ptêt bien plat mais ce n'en est pas moins vrai. Le temps passe, et il passe foutrement vite, le petit fourbe.
Voilà donc 6 ans, jour pour jour, que je postais mes premiers balbutiements bloggesques.

6 ans, 4 boulots différents, un (petit) tas d'histoires de cul, un petit nombre d'histoires d'amour foireuses, une grande histoire d'amour pas foireuse (enfin, j'espère), des centaines d'heures de gaming, de lecture, de cinoche, de beuveries entre potes, de raisonnements métaphysiques foireux, de refaisage de monde ... tout ça dans un gros paquet de posts.

6 ans à regarder la blogiboule évoluer, se transformer, en bien et en mal, passer de cette petite communauté où tout le monde (ou presque) se connaissait à ce phénomène webmarketingeux deuxpointzero pouet pouet qui est aussi, et surtout, un formidable outil démocratique, à la portée de tous et même de ma grand-mère. Et c'est ça le plus important. Passées les querelles de clocher et les débats sur le pour ou contre la monétisation des blogs, passé le microcosme de la blogosphère parisianno-parisienne qui se regarde le nombril en gonflant artificellement son audience pour se faire plus influente qu'elle n'est, passées les gueguerres blogueurs vs journalistes, le vrai truc formidable dans tout ça c'est que n'importe qui peut désormais ouvrir son blog et y raconter qu'il aime manger des pommes. Les plateformes de blogging ont réalisé ce rêve que nous partagions à l'époque où nous avions l'impression de batir Internet : faire du Web un lieu d'échanges et de partage accessible à tous.

6 ans à bloguer donc, et à changer, forcément, non seulement dans ce que je suis profondément mais aussi dans ma manière de bloguer. Plus posée sans doute, moins frénétique, moins obsessionnelle, moins intime aussi sûrement. Mais quelque soit la forme et quelque soit le rythme, le plaisir est toujours là et au final, c'est vraiment ça qui compte.

6 ans, et quelques uns d'entre vous qui sont là depuis le début.
A vous, je dédie ces quelques bougies que je souffle avec grand bonheur.