Il y a maintenant un non négligeable paquet d'années, l'ami Dr Tomorrow (que j'élevais récemment au rang de "Great Blogger of the Past") avait pris l'habitude d'exaucer régulièrement des Google Wishes.
On me dira "Mais c'est quoi un Google Wish ?".
Tout simplement une requête Google trouvée dans les stats de son blog et qui semble assez intéressante / récurrente / amusante / autre critère au choix, pour qu'on se dise qu'on a envie d'y apporter une réponse.

En bonne blogueuse, j'ai régulièrement le nez dans mes stats, tout simplement parce que la curiosité est un des nombreux défauts dont je suis affublée.
Et je regarde tout spécialement les keywords Google parce que, avouons le, c'est souvent l'occasion de se payer une bonne tranche de rigolade (ou d'effroi, quand par exemple je vois le nombre de gens qui cherchent "photo d'une personne qui s'étouffe").

Récemment, parmi les "comment ouvrir un bouchon de sécurité" et autres "je veux me prostituer par cam", je suis tombée sur la requête "réparer plaque new rock cassée".

Je me souviens très bien du jour où ca m'est arrivé pour la première fois. C'était lors d'un hiver particulièrement froid, je trainais ma célébre démarche de tirailleuse sénégalaise dans les rues de Paris, quand soudain, ô rage, ô désespoir, un grand "CHTING" marqua le trépas de la plaque arrière de ma New Rock gauche, qui venait de se fendre en deux, tout net.
Après ça et pendant plusieurs semaines, je passai de tirailleuse sénégalaise à Cowboy de saloon, grâce au tintement métallique qui accompagnait un de mes pas sur deux, lorsque la plaque cassée, qui pendouillait lamentablement, entrait en contact avec le bitume. Je vous jure, c'est globalement assez agaçant.

Et puis paf, voilà qu'ouvre rue de Turbigo une boutique officielle New Rock (mes NR venaient de Londres et en France, jusqu'à cette époque, elles n'étaient vendues que dans les magasins goths ou aux puces). Prise d'une soudaine inspiration, ni une ni deux, hop, me voilà débarquant à la boutique et assaillant une vendeuse de mes lamentations au sujet de ma plaque cassée.
5 minutes chrono plus tard, la frêle jeune femme s'était emparée d'un instrument montrant une forte ressemblance avec une paire de tenailles, avait fait sauter la plaque endommagée et, armée cette fois d'un genre de riveteuse tout droit sortie de Mad Max, avait fixé à l'arrière de ma New Rock gauche une plaque flambant neuve. Pour la modique somme de 5 euros, et avec le sourire.

Tout ça pour dire, ô lecteur, que si tu es tombé ici parce que tu es désespéré par la rupture intempestive d'une plaque de New Rock (avant ou arrière, ça marche pour les deux), tu peux te rendre au 35 rue de Turbigo, Paris 3ème, métro Etienne Marcel, et pour un prix dérisoire on te réparera ta chaussure.
Et si t'es pas Parisien, ben tant pis pour toi, faut pas déconner, jsuis pas la Fée Clochette non plus.