Les Tours de Samarante
Par Flaoua le jeudi 24 avril 2008, 02:05 - Epistophage - Lien permanent

Norbert Merjagnan est
sans conteste le plus formidable maître de jeu que j'aie pu rencontrer au cours
de ma vie de roliste.
C'est évidemment purement subjectif, d'abord parce que le ressenti d'une partie
(ou d'une campagne) de jeu de rôle est avant tout totalement personnel mais
aussi parce que le roliste a souvent tendance à faire la relation (même de
manière inconsciente) "personnage intéressant à qui il arrive plein de trucs =
maître de jeu talentueux".
Mais s'il est vrai que No m'a donné l'occasion de jouer quelques un des
personnages les plus fouillés et complexes de ma "carrière" de joueuse, ce qui
en fait réellement un MJ hors du commun c'est son talent de conteur et de
créateur d'univers.
Des années durant il nous a fait vibrer au sein de Treis, un monde atypique,
sauvage et fascinant, quelque part à l'improbable croisée des chemins entre
Dune, Mad Max et CyberPunk.
D'un univers aussi riche il était inconcevable que rien d'autre ne naisse que
nos confidentielles parties du samedi soir.
C'est donc avec un immense bonheur que j'ai lu Les Tours de Samarante. Et pas seulement parce que j'y ai retrouvé
des lieux et des personnages avec lesquels j'avais passé tant de temps en
pensée.
Tout simplement parce que son auteur a su retrouver à l'écrit toute la force de
son talent de conteur oral.
Je vous invite donc à lire Les Tours.
A partir à la rencontre de Cinabre, Oshagan et Triple A.
A errer dans les rues de Samarante, des profondeurs glauques de l'Indus aux
sommets inaltérables des Tours.
A parcourir l'Aliène, brûlante et désertique.
A découvrir l'Endocène, les préfigurés et les martrologes.
Et à vous retrouver, comme moi, assoiffé d'un deuxième tome qui va forcément
venir.
Hein, No, qu'il va forcément venir ?