La radioactivité c'est la seule éternité créée par l'Homme
Par Flaoua le mercredi 28 mars 2007, 19:03 - Epistophage - Lien permanent

Et non, le titre n'est pas de moi.
Dommage, j'aurais bien aimé y penser.
Non, il est d'un Monsieur dont j'ai déja eu l'occasion de vous parler
(brièvement) ici.
Ce Monsieur c'est Alain Damasio.
Auteur d'un bouquin que je vous avais recommandé il y a quelques posts de cela
(et qu'apparemment un certain nombre d'entre vous ont acheté suite à cette
recommandation, et adoré, du coup, ca fait chaud au coeur). La Horde du
Contrevent.
Comme le gars est talentueux et bourré d'idées, la Horde n'est pas son seul
roman.
Et ça tombe bien.
Les éditions de La Volte viennent de rééditer son premier bouquin, La Zone du Dehors.
Alors attention, rien à voir avec la Horde.
La Zone est un roman beaucoup plus politique, beaucoup plus noir, beaucoup plus
*dense* au final, serais-je tentée de dire.
Si la Horde m'avait totalement emportée par sa poésie, son univers et ses
personnages, la Zone, elle, m'a fait réfléchir. Pour un bouquin de SF, je crois
que ca vaut le coup de le mentionner.
Comment vous résumer le livre à ma façon ?
Disons que c'est l'histoire de Cerclon, métropole aseptisée située sur un
satellite de Saturne.
Disons plutôt que c'est l'histoire de la Volte, organisation volutionnaire qui
lutte contre la société du tout contrôle, du tout classement, du tout
normé.
Disons que c'est aussi l'histoire de la Zone, la Radzone, étendue radioactive
aux portes de Cerclon, où survivent les rejetés du système. Les a-normés.
Disons que c'est surtout l'histoire d'une poignée de Voltés qui tentent de
réveiller leurs concitoyens, de leur ouvrir les yeux sur la manipulation
constante dont ils font l'objet.
En ces temps d'élections, de débordements policiers, de fichage ADN et de
médiacratie, il fait bon (re)lire la Zone du Dehors.
Et se demander si c'est tant de la SF que cela.
Et se demander si, si nous donnions le pouvoir à certains candidats, nous ne
contribuerions pas à créer notre propre Cerclon.
Pour finir j'emprunte une fois de plus les mots d'Alain Damasio :
"Le citoyen ne s’opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au
confort, au consensus. Copie qu’on forme, tout simplement."
Lisez.
NB : En plus, avec le bouquin, vous gagnez un DVD comportant des scènes de
travail pour le futur film tiré du livre
NB bis : Si mon post ne suffit pas à vous convaincre : http://www.lavolte.net/lazonedudehors/