Two wrongs don't make a right but they make me feel a whole lot better
Par Flaoua le lundi 25 décembre 2006, 02:42 - Whatever - Lien permanent
On s'parle pas beaucoup dites donc vous et moi ces derniers temps.
Bon ok, pas que je vous laisse généralement beaucoup vous exprimer, sauf dans mon mail, ayatollah du commentaire que je suis, m'enfin vous voyez bien ce que je veux dire, d'ailleurs vous vous privez pas de me l'écrire, je poste pas trop des masses beaucoup.Ce qui m'émerveille c'est que vous vous êtes toujours là. Ouais okay, ptêt
pas aussi nombreux faut pas déconner, mais tout de même, plusieurs centaines,
tous les jours, à venir faire votre petit tour ici. Et puis à me mailer, à me
raconter des trucs, à me parler, moi qui depuis 4 ans que ce blog existe suis
toujours restée l'indécrottable autiste du mail, étrange maladie qui m'empêche
de cliquer sur le bouton "reply".
Bref vous êtes là, et moi aussi, en dépit des apparences.
Je ne sais pas ce qui fait qu'on blogue plus ou moins. Je ne sais pas si le
temps conduit inéxorablement à la chute du rythme des posts. Si j'en crois ce
que j'en vois chez les "vieux" blogueurs que je fréquente, il faut croire que
c'est une maladie répandue. Oui mais due à quoi ? Ce n'est pas comme si j'avais
perdu ma curiosité, ma capacité d'émerveillement ou mon envie de raconter.
C'est plutôt comme si j'avais envie de *substance*. Avant, je pouvais poster
sur tout et n'importe quoi. Quand je relis les tous premiers mois de ce blog je
me rends compte que j'étais capable de faire un post pour dire que j'avais joué
à CS et que j'allais me coucher. Ca, clairement, je crois que ca ne me
viendrait plus à l'esprit. Envie de substance, donc. Et puis, ne nous mentons
pas, il y a la flemme, aussi. Parce que les sujets de post me viennent toujours
aussi nombreux. Mais que souvent je les écris dans ma tête et ca me suffit. Je
tappe vite hein, mais bordel, je pense encore plus vite et j'ai même pas besoin
d'être devant la bécane pour ça.
Pas envie de fermer, pourtant. Parce que cet espace est là, qu'il est chez moi
et qu'il est une possibilité en soi. La possibilité de poster si je le
veux. La possibilité de me taire si je le veux. Je sais pas si c'est bien
clair, ca sonne un peu fouillis. Tant pis, jme comprends.
Enfin voilà, la ce soir je suis là et j'ai choisi la possibilité de dire.
Quand j'ai cliqué sur "Nouveau billet" dans ma jolie interface dotclear by
Gandi, je savais juste que j'avais envie de poster et je ne savais pas du tout
ce que j'allais dire. Je crois bien que c'est une première pour moi. En général
j'ai au moins le sujet et le titre. A l'heure ou j'écris ces lignes, le champ
"titre" de mon formulaire est encore vierge. Je verrai plus tard. Après le
point final.
Je sais pas, c'est peut-être l'effet Noël, tout ce foie gras et ce Champagne,
et ce Sauternes, et ce Bourgogne, et ce re-Champagne qui se battent pour la
possession de mon foie, c'est peut-être l'effet fin d'année, je sais pas,
j'avais envie de venir là et d'aligner des phrases et pis paf on verra bien ce
qu'il en sortira. Probablement un post trop long et indigeste, un peu comme les
repas de fêtes, mais vous allez pas vous plaindre, vous arrêtez pas de me
réclamer des posts. Fallait préciser des posts *intéressants*, na.
Pourtant, des posts intéressants j'en ai écrit plein dans ma tête ces derniers
temps.
Par exemple je voulais vous dire que j'étais au concert de TooL le 10 Décembre
au Zénith, que c'était une fois de plus parfaitement magique, que Maynard est
définitivement cinglé (il chante désormais avec un masque à gaz sur la gueule),
que leur première première partie, Entronaut (un des groupes de Heitham
Al-Sayed, ex Senser et déja guest star au précédent concert de TooL à Paris cette année), était très
chouette, que leur deuxième première partie, Mastodon, n'avait franchement rien
à foutre là (des gros barbus qui font du gros métal qui sent sous les bras, je
vois pas vraiment le rapport avec TooL, ou alors ils étaient là comme
faire-valoirs), que le show vidéo de TooL s'est encore amélioré (aux vidéos
sublissimes d'Adam Jones se sont ajoutés des jeux de lumière et de lasers
carrément trippants) et que malgré une setlist relativement statique d'un
concert à l'autre, chacune de leurs apparitions scéniques est un vrai
bonheur.
Je voulais aussi vous parler depuis des mois d'un bouquin ovni qu'il vous faut
absolument lire, ca s'appelle La Horde du Contrevent, c'est tout simplement
splendide, inracontable, indescriptible, incroyablement poétique, original,
merveilleusement bien écrit, par un monsieur qui se nomme Alain Damasio, édité
par La Volte, et, le hasard faisant bien les choses, dans ma nouvelle vie de
chef d'entreprise youpi tralala, je me retrouve à bosser pour cette maison
d'édition justement, et pour cet auteur justement (bis), et ca n'a rien à voir
avec le fait que je vous parle de ce livre mais comme toujours je reste
émerveillée à chaque occurence du Small World Effect (c)(tm).
Ma vie d'entreprenaute de l'internet-cyber-multimedia je voulais vous en parler
aussi, de mes tribulations administratives, de mes doutes, de mes espoirs, des
bonnes nouvelles, des projets trop chouettes et des contrats chiants mais qui
payent, de ceux qui me font tripper mais qui rapportent pas tripette, de mon
tailleur flambant neuf d'executive woman yoohoo, tout ca, tous les jours, je
pense à vous le dire, et puis, ca passe, paf, comme une occasion manquée, et
puis ca revient mais ca repart avant que je trouve le temps, paf
(encore).
J'aurais également pu vous raconter que j'ai découvert grâce à Madame Monstre
que le sevrage brutal de Gtalk peut mener au bondage, mais aussi grâce à Lisbeï
qu'un appartement vide est un appel à l'orgie et que Kasparov a désormais LE
job parfait pour faire tomber toutes les minettes dans son pieu (mais Môssieur
joue au gars pas intéressé).
Et puis évidemment, il y a le plus privé, le plus intime, le plus épanouissant,
le plus magique, 16 mois que ca dure, que tous les matins je me pince pour être
sure de pas rêver, mon bonheur à moi rien qu'à moi, même si parfois je vacille,
même si parfois je doute, même si parfois j'ai peur, forcément, quelque chose
d'aussi merveilleux, je suis terrorisée à l'idée de le perdre, tout ce bleu,
tout ce doux, tout ce tendre, qu'on me le reprenne, qu'on me dise que c'était
pour rire, pour de faux, m'enfin pauvre conne, comment t'as pu y croire ? Mais
malgré la peur j'y crois, j'y crois bordel, de toutes mes forces, et plus dure
sera la chute, mais elle viendra pas, je la nargue, je la défie, vas-y, fais
moi trébucher et tu verras qu'Il sera là pour me rattraper et je
t'emmerde, connasse de fatalité.
Et tant de choses encore.
Mais il est tard bordel (oui je sais je dis beaucoup bordel, je sais pas
pourquoi, je préfère bordel à putain, et pourtant, l'un dans l'autre ...), et
ce post est déja monstrueusement long, et probablement que vous avez déja laché
l'affaire, mais vous savez quoi ? Ben moi je suis heureuse de l'avoir
écrit.
Et finalement, c'est tout ce qui compte, foi de blogueuse.
PS : Voilà, j'ai trouvé le titre, je suis pas sure qu'il soit très
compréhensible, mais moi je sais le pourquoi du comment, alors ca va.