:. Words (still) Falling Apart .:

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vendredi 5 janvier 2007

Wishes

Wishes 2k7

lundi 25 décembre 2006

Two wrongs don't make a right but they make me feel a whole lot better

On s'parle pas beaucoup dites donc vous et moi ces derniers temps.

Bon ok, pas que je vous laisse généralement beaucoup vous exprimer, sauf dans mon mail, ayatollah du commentaire que je suis, m'enfin vous voyez bien ce que je veux dire, d'ailleurs vous vous privez pas de me l'écrire, je poste pas trop des masses beaucoup.

Ce qui m'émerveille c'est que vous vous êtes toujours là. Ouais okay, ptêt pas aussi nombreux faut pas déconner, mais tout de même, plusieurs centaines, tous les jours, à venir faire votre petit tour ici. Et puis à me mailer, à me raconter des trucs, à me parler, moi qui depuis 4 ans que ce blog existe suis toujours restée l'indécrottable autiste du mail, étrange maladie qui m'empêche de cliquer sur le bouton "reply".
Bref vous êtes là, et moi aussi, en dépit des apparences.
Je ne sais pas ce qui fait qu'on blogue plus ou moins. Je ne sais pas si le temps conduit inéxorablement à la chute du rythme des posts. Si j'en crois ce que j'en vois chez les "vieux" blogueurs que je fréquente, il faut croire que c'est une maladie répandue. Oui mais due à quoi ? Ce n'est pas comme si j'avais perdu ma curiosité, ma capacité d'émerveillement ou mon envie de raconter. C'est plutôt comme si j'avais envie de *substance*. Avant, je pouvais poster sur tout et n'importe quoi. Quand je relis les tous premiers mois de ce blog je me rends compte que j'étais capable de faire un post pour dire que j'avais joué à CS et que j'allais me coucher. Ca, clairement, je crois que ca ne me viendrait plus à l'esprit. Envie de substance, donc. Et puis, ne nous mentons pas, il y a la flemme, aussi. Parce que les sujets de post me viennent toujours aussi nombreux. Mais que souvent je les écris dans ma tête et ca me suffit. Je tappe vite hein, mais bordel, je pense encore plus vite et j'ai même pas besoin d'être devant la bécane pour ça.
Pas envie de fermer, pourtant. Parce que cet espace est là, qu'il est chez moi et qu'il est une possibilité en soi. La possibilité de poster si je le veux. La possibilité de me taire si je le veux. Je sais pas si c'est bien clair, ca sonne un peu fouillis. Tant pis, jme comprends.
Enfin voilà, la ce soir je suis là et j'ai choisi la possibilité de dire.
Quand j'ai cliqué sur "Nouveau billet" dans ma jolie interface dotclear by Gandi, je savais juste que j'avais envie de poster et je ne savais pas du tout ce que j'allais dire. Je crois bien que c'est une première pour moi. En général j'ai au moins le sujet et le titre. A l'heure ou j'écris ces lignes, le champ "titre" de mon formulaire est encore vierge. Je verrai plus tard. Après le point final.
Je sais pas, c'est peut-être l'effet Noël, tout ce foie gras et ce Champagne, et ce Sauternes, et ce Bourgogne, et ce re-Champagne qui se battent pour la possession de mon foie, c'est peut-être l'effet fin d'année, je sais pas, j'avais envie de venir là et d'aligner des phrases et pis paf on verra bien ce qu'il en sortira. Probablement un post trop long et indigeste, un peu comme les repas de fêtes, mais vous allez pas vous plaindre, vous arrêtez pas de me réclamer des posts. Fallait préciser des posts *intéressants*, na.
Pourtant, des posts intéressants j'en ai écrit plein dans ma tête ces derniers temps.
Par exemple je voulais vous dire que j'étais au concert de TooL le 10 Décembre au Zénith, que c'était une fois de plus parfaitement magique, que Maynard est définitivement cinglé (il chante désormais avec un masque à gaz sur la gueule), que leur première première partie, Entronaut (un des groupes de Heitham Al-Sayed, ex Senser et déja guest star au précédent concert de TooL à Paris cette année), était très chouette, que leur deuxième première partie, Mastodon, n'avait franchement rien à foutre là (des gros barbus qui font du gros métal qui sent sous les bras, je vois pas vraiment le rapport avec TooL, ou alors ils étaient là comme faire-valoirs), que le show vidéo de TooL s'est encore amélioré (aux vidéos sublissimes d'Adam Jones se sont ajoutés des jeux de lumière et de lasers carrément trippants) et que malgré une setlist relativement statique d'un concert à l'autre, chacune de leurs apparitions scéniques est un vrai bonheur.
Je voulais aussi vous parler depuis des mois d'un bouquin ovni qu'il vous faut absolument lire, ca s'appelle La Horde du Contrevent, c'est tout simplement splendide, inracontable, indescriptible, incroyablement poétique, original, merveilleusement bien écrit, par un monsieur qui se nomme Alain Damasio, édité par La Volte, et, le hasard faisant bien les choses, dans ma nouvelle vie de chef d'entreprise youpi tralala, je me retrouve à bosser pour cette maison d'édition justement, et pour cet auteur justement (bis), et ca n'a rien à voir avec le fait que je vous parle de ce livre mais comme toujours je reste émerveillée à chaque occurence du Small World Effect (c)(tm).
Ma vie d'entreprenaute de l'internet-cyber-multimedia je voulais vous en parler aussi, de mes tribulations administratives, de mes doutes, de mes espoirs, des bonnes nouvelles, des projets trop chouettes et des contrats chiants mais qui payent, de ceux qui me font tripper mais qui rapportent pas tripette, de mon tailleur flambant neuf d'executive woman yoohoo, tout ca, tous les jours, je pense à vous le dire, et puis, ca passe, paf, comme une occasion manquée, et puis ca revient mais ca repart avant que je trouve le temps, paf (encore).
J'aurais également pu vous raconter que j'ai découvert grâce à Madame Monstre que le sevrage brutal de Gtalk peut mener au bondage, mais aussi grâce à Lisbeï qu'un appartement vide est un appel à l'orgie et que Kasparov a désormais LE job parfait pour faire tomber toutes les minettes dans son pieu (mais Môssieur joue au gars pas intéressé).
Et puis évidemment, il y a le plus privé, le plus intime, le plus épanouissant, le plus magique, 16 mois que ca dure, que tous les matins je me pince pour être sure de pas rêver, mon bonheur à moi rien qu'à moi, même si parfois je vacille, même si parfois je doute, même si parfois j'ai peur, forcément, quelque chose d'aussi merveilleux, je suis terrorisée à l'idée de le perdre, tout ce bleu, tout ce doux, tout ce tendre, qu'on me le reprenne, qu'on me dise que c'était pour rire, pour de faux, m'enfin pauvre conne, comment t'as pu y croire ? Mais malgré la peur j'y crois, j'y crois bordel, de toutes mes forces, et plus dure sera la chute, mais elle viendra pas, je la nargue, je la défie, vas-y, fais moi trébucher et tu verras qu'Il sera là pour me rattraper et je t'emmerde, connasse de fatalité.

Et tant de choses encore.
Mais il est tard bordel (oui je sais je dis beaucoup bordel, je sais pas pourquoi, je préfère bordel à putain, et pourtant, l'un dans l'autre ...), et ce post est déja monstrueusement long, et probablement que vous avez déja laché l'affaire, mais vous savez quoi ? Ben moi je suis heureuse de l'avoir écrit.
Et finalement, c'est tout ce qui compte, foi de blogueuse.

PS : Voilà, j'ai trouvé le titre, je suis pas sure qu'il soit très compréhensible, mais moi je sais le pourquoi du comment, alors ca va.

mercredi 13 décembre 2006

How *not* to disappear completely

Ah non Lara, c'est formellement impossible.
Jte jure.
Parce que si tu fermes, comment je fais moi pour prendre de tes nouvelles ?
Tu voudrais tout de même pas m'obliger à changer mes habitudes de sauvageonne sociopathe et me contraindre à prendre mon téléphone pour te demander comment tu vas ?
Non, je suis sure que tu ne voudrais pas ça.
Du coup voilà, hop, tu peux pas fermer.
C'est tout.

dimanche 10 décembre 2006

Landing

Combien de fois avais-je imaginé cette rencontre ?
Combien de temps avais-je passé à me la jouer dans le petit cinéma privé de mon crâne ?
Combien de scénarios avais-je élaboré ?
Une multitude, c'est sur.
Mais pas celui-ci.
Manquerais-je d'imagination ?
Pas celui-ci.
Et voilà que les questions s'entrechoquent.
Que les pensées fusent.
Des mots, des dizaines de mots, des centaines, bordel.
Mais je reste sans voix. Les yeux fixés sur mes mains qui tremblent.
Je me voudrais sûre de moi, sûre de nous, sûre de ma légitimité à être là, à l'attendre, à le retrouver.
Je ne fais que m'excuser.
Je ne fais qu'essayer de noyer ma nausée dans le café.
Intruse.
Le panneau géant clignote dans ma tête, toutes lumières allumées.
Intruse.

mercredi 6 décembre 2006

La musique adoucit les moeurs

Dieu sait que j'aime pas les FPS sur console.
Ca doit être mon passé de CSeuse folle, chez moi, FPS sur console ca sonne presque comme un blasphème.
Ou alors c'est juste parce que je suis *incapable* de viser correctement avec un !@# de pad.
En tout cas, vraiment, j'aime pas ça.
Oui mais voilà, victime de la pub que je suis, depuis que j'ai vu ça, j'ai envie d'acheter Gears of War.
Irrécupérable, je suis.

Petit conseil : Mettez le son. Je trouve le choix musical hyper original pour une pub de fps et ca crée une ambiance complètement irréelle.

mardi 5 décembre 2006

High Hopes & Expectations

Il y a la voix plaintive de Matthew Bellamy.
My life
You electrify my life
Lets conspire to ignite
All the souls that would die just to feel alive
Il y a l'odeur entêtante des lys blancs posés près de moi.
I'll never let you go
If you promise not to fade away
Never fade away
Il y a le ruban gris du périphérique qui se déroule sans fin sous mes roues.
Our hopes and expectations
Black holes and revelations
Il y a cette sensation douce amère, au fur et à mesure que les kilomètres défilent, m'éloignent.
Hold you in my Arms
I just wanted to hold
You in my arms
Il y a l'envie de faire demi-tour, de retourner me glisser au chaud près de cet être qui m'est si cher.
Far away
The ship is taking me far away
Far away from the memories
Of the people who care if I live or die

Pas ce soir, non, mais demain, ou le jour d'après. Bientôt.
Et toujours, à cette pensée ...
Il y a les battements de mon coeur qui s'accélèrent.
And I'll never let you go
If you promise not to fade away
Never fade away

vendredi 10 novembre 2006

Voiceless

"Vous avez mal mademoiselle ?"

*hochement de tête*

La blouse blanche disparait de mon champ de vision.
Encore.

*BIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPPPPPPPPP*

Faites taire cette putain de machine bordel.
"Il faut respirer mieux que ça mademoiselle !"
Je peux pas connasse, tu vois bien que j'essaye je peux pas, le nez plein de caillots de sang et la gorge, putain, la gorge, j'ai l'impression qu'on me l'a ratissée avec un ramasse-feuilles.


*BIIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPP*

"Je suis obligée vous remettre l'oxygène mademoiselle, il faut respirer plus fort. Vous avez mal ?"
*hochement de tête*
*espoir*

Rien.

Le masque à oxygène glisse.

*BIP BIIIPP BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPP*

Blouse blanche remet le masque en place d'un air exaspéré.
"Vous avez mal ?"
Mais non connasse, enfin, tu vois bien que j'ai pas mal, tellement pas mal que j'en pleure, tellement pas mal que j'en respire plus, tellement pas mal que je serre convulsivement les poings, a quoi elle sert la perfusion qui me déchire la main gauche si c'est pas pour que t'y passes un peu d'antalgique ? Ca serait trop humain de me donner quelque chose pour la douleur ?
Mais je dis rien. Parce qu'aucun son ne peut sortir de ma gorge lacérée.

Je ne sais pas combien de temps ca a duré. Plusieurs heures c'est sur, mais combien exactement je n'en sais rien.
Et je rêve de retrouver blouse blanche dans un petit coin sombre, de lui planter un couteau dans le bide et de venir la voir toutes les 5 minutes en lui demandant si elle a mal.

mardi 31 octobre 2006

Sarkoland

Si vous n'avez pas encore vu ce montage flippant sur la politique Sarkozyste, jettez-y un oeil.

Bon, en 2007, on émigre où ?

dimanche 29 octobre 2006

You know what ? I'm Happy

LoadScreen Burning Crusade

vendredi 27 octobre 2006

Did something go wrong while I was in the bathroom ?

Je nage en plein surréalisme.

Oui, je sais, quand on décide de se frotter à l'administration française, y a de grandes chances que ca arrive.
Sauf qu'il semblerait que ca ait contaminé mon quotidien.
Aujourd'hui, chez Carrouf, je me suis faite engueuler par la caissière parce que j'avais pris une boite de conserve dont le code barre ne passait pas au lecteur.
Et elle de m'expliquer, la voix tremblottante de rage contenue, que c'était une honte ça, de lui faire perdre son temps et vous voyez pas tous les gens derrière vous qui font la queue ? Vous leur faite perdre leur temps aussi, c'est quand même dingue !
Moi, bouché bée, cherchant aux alentours l'endroit où pourrait bien être cachée la caméra, je me laissais harranguer, limite que j'étais une mauvaise citoyenne de pas savoir choisir correctement ma boite de pulpe de tomates, y a pas idée, franchement !
Reprenant enfin son souffle après sa loghorrée d'une bonne paire de minutes, elle a mis environ 2 secondes 20 à tapper le code barre à la main.
Alors que je finissais d'enfourner mes articles dans leurs sacs à la vitesse de la lumière, la sorcière s'est tournée vers le client suivant et lui a lancé un "J'espère que vous allez pas me faire le même coup au moins !".

Je nage en plein surréalisme.

mercredi 25 octobre 2006

Dis, t'as pas 1000 pièces d'or ?

Bon le truc c'est que comme j'ai décidé de tout chambouler dans ma vie au dernier degré (genre, grandir, tu vois), ben je le fais pas à moitié.
Alors voilà, j'suis entrain de monter une boite. Pas en carton (du moins j'espère).
Telle la sufragette jetant son soutien-gorge, moi j'ai décidé de jeter mon patron, enfin, mes, les anciens, les eventuels futurs, paf, y'en a plu.

Me v'la indépendante.

J'ai bien conscience que je ne dis adieu à des patrons cons que pour mieux adopter des clients chiants, mais ceux là, au moins, ils ont une bonne raison : ils sont clients (et puis les sous, ils finissent dans ma poche, et pas dans le 4x4 d'un cravateux polytechnicien de mes deux).
Bref, s'pas l'sujet.
Je monte ma boite donc.
Comme je suis chomeuse (ah mince, j'ai ptêt oublié de vous raconter le passage où après 6 mois de négociations et d'attermoiements, l'inspection du travail m'a *enfin* laissé quitter le calvaire humain qu'était mon ancien taff), j'ai droit à des aides et accompagnements en tout genre, ce qui est plutôt cool. Et puis comme j'habite en Seine Saint-Denis, terre ô combien ravagée entre toutes, y a des tas d'organismes locaux qui tentent d'aider les jeunes à réaliser leurs projets de boites super cools, comme des boucheries Hallal ou encore des épiceries ouvertes 7 jours sur 7.
Téléphonant à l'un de ces organismes pour prendre un rendez-vous afin d'obtenir un peu d'aide dans la paperasserie (formulaires Cerfa et autres joyeusetés, c'est clair, en France, faut *vraiment* être motivé pour entreprendre), j'obtiens à l'autre bout du fil une jeune femme peu amène, qui me soumet à un interrogatoire digne du Mossad. La conversation dure un certain temps et puis ...

" Bon et donc vous avez besoin de financement pour quoi ?
- Ben euh, j'ai pas vraiment besoin de financement, j'ai tout ce qu'il faut pour démarrer vous savez, je vais principalement travailler de chez moi avec mon ordinateur et mon téléphone, et ca, j'ai déja, donc euh ..
- Ah bon vous n'avez pas besoin d'argent ?
- Ben non, moi je cherche plus du conseil, de l'accompagnement dans ma création d'entreprise, vous savez c'est pas facile, c'est un peu effrayant tout ca, de se jeter à l'eau comme ca.
- Ah oui mais nous on donne de l'argent.
- Euh oui mais j'ai vu sur votre site web que vous aviez un réseau d'accompagnateurs, de partenaires, pour aider les gens dans leur projet de création d'entreprise, pour les conseiller quoi ..
- Oui mais si vous voulez pas d'argent on peut rien pour vous.
- ... ah bon ben .. je vous rappellerai si j'ai besoin d'argent alors ..
- Oui c'est ca, au revoir."

La prochaine fois je demanderai un million d'euros si ca permet de pouvoir parler à quelqu'un qui m'aide à remplir ces !@# de formulaires.

vendredi 20 octobre 2006

Catching Up

Ouep, du temps hein ?
Du silence, à nouveau.
Let's do some catching up.

C'est définitif, je ne serai pas irlandaise.
Au final, choisir entre Lui et un boulot, aussi chouette et bien payé soit-il, n'aura été l'affaire que de peu de temps.
Evidemment, je peux toujours me tromper. J'aime à espérer que non. J'aime à *croire* que non.
En y réfléchissant, je crois bien que c'est la première fois que je fais un tel pari sur l'avenir.
En y réfléchissant, je crois que j'ai grandi. Quand est ce que c'est arrivé, je serais bien infoutue de le dire.
Mais le résultat est là et le mot "projets" ne me fait plus sauter au plafond et entamer un repli stratégique en bonne et due forme.
Etendre la notion d'avenir à un peu plus loin que demain matin, c'est complètement nouveau pour moi. Et pas désagréable.
Evidemment, ca rend chaque petit doute un peu plus douloureux. Mais également chaque petite joie un peu plus forte.

Merde, j'ai grandi.

mercredi 4 octobre 2006

Spam Irony

Dans ma spambox aujourd'hui.


jeudi 21 septembre 2006

La Géographie par les nerds

[18:46] <Flaoua> Quelqu un connait Dublin ?
[18:47] <skoot> C'est en allemagne ça non ? :)

Chaos

Chaos. K-O ?
De la fièvre et des coups de téléphone surréalistes.
Pas de place au Paradis pour la petite Fleur.
Ca doit être la faute de ce bordel qui se ballade dans mes sinus.
Question.
Ca s'opère sous anesthésie générale ?
Chaos. Complet.
Je crois bien que j'ai dans les 39 quand le téléphone sonne.
+44 l'indicatif. Mon frangin, évidemment.
"Salut Frérot." "Hi, could I speak to Fleur please ?"
Merde.
Un chasseur de tête anglais me propose un job de rêve.
A Dublin.
What the fuck am I gonna do in Ireland ?
27 ans à attendre l'homme de ma vie, je vais pas me casser à 1000 bornes de lui.
Même pas pour un job de rêve.
Même pas avec 39 de fièvre.
Back to sleep.
Je rêve de la gonzesse de l'ANPE.
"Waaah vous faites des jeux vidéo, ca c'est pas banal, surtout ici, en seine saint denis. Oh non, bien sur, vous imaginez bien, on peut rien faire pour vous hein. Mais racontez moi votre métier, je trouve ca fascinant, mon fils a une gameboy."
Total Chaos.
Je rêve du machin dans mes sinus entrain de compresser mes globes oculaires.
Chaque pas est un coup de batte de base-ball contre mes tempes.
Question.
Est-ce que si ca compresse trop mes yeux vont exploser ?
Question.
Dis maman, est ce que ca peut être cancéreux ?
Back to sleep.
Je rêve de Lui.
Question.
Est ce que tu penses à moi quand tu couches avec elle ?
Quand le mal de crâne fait une pause, je tue des zombies.
Je vais vous dire un secret. Le manche à balai ca poutre contre les zombies.
Moins que le katana mais vachement plus que le club de golf.
Chaos, je vous dis.

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