:. Words (still) Falling Apart .:

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jeudi 24 avril 2008

Les Tours de Samarante



Norbert Merjagnan est sans conteste le plus formidable maître de jeu que j'aie pu rencontrer au cours de ma vie de roliste.
C'est évidemment purement subjectif, d'abord parce que le ressenti d'une partie (ou d'une campagne) de jeu de rôle est avant tout totalement personnel mais aussi parce que le roliste a souvent tendance à faire la relation (même de manière inconsciente) "personnage intéressant à qui il arrive plein de trucs = maître de jeu talentueux".
Mais s'il est vrai que No m'a donné l'occasion de jouer quelques un des personnages les plus fouillés et complexes de ma "carrière" de joueuse, ce qui en fait réellement un MJ hors du commun c'est son talent de conteur et de créateur d'univers.
Des années durant il nous a fait vibrer au sein de Treis, un monde atypique, sauvage et fascinant, quelque part à l'improbable croisée des chemins entre Dune, Mad Max et CyberPunk.
D'un univers aussi riche il était inconcevable que rien d'autre ne naisse que nos confidentielles parties du samedi soir.

C'est donc avec un immense bonheur que j'ai lu Les Tours de Samarante. Et pas seulement parce que j'y ai retrouvé des lieux et des personnages avec lesquels j'avais passé tant de temps en pensée.
Tout simplement parce que son auteur a su retrouver à l'écrit toute la force de son talent de conteur oral.
Je vous invite donc à lire Les Tours.
A partir à la rencontre de Cinabre, Oshagan et Triple A.
A errer dans les rues de Samarante, des profondeurs glauques de l'Indus aux sommets inaltérables des Tours.
A parcourir l'Aliène, brûlante et désertique.
A découvrir l'Endocène, les préfigurés et les martrologes.

Et à vous retrouver, comme moi, assoiffé d'un deuxième tome qui va forcément venir.
Hein, No, qu'il va forcément venir ?

samedi 19 avril 2008

Welcome to Prostitution 2.0

Les hasards rigolos de ma vie professionnelle m'ont amenée à ajouter un nouvel item à la liste des métiers divers et variés que j'exerce depuis que je suis devenue Chef du Monde de ma Corporation unipersonnelle.
En gros me v'là consultante en blogueurs.
Cherchez pas, je suis la première étonnée et j'ai encore du mal à m'en remettre.
Bref.
En quoi ça consiste ?
En gros à prendre mon mailer une fois par mois pour inviter des Blogueurs Influents©™ à des soirées organisées par des marques et à imaginer des jeux débiles pour animer la soirée des dits Blogueurs Influents©™.
Si vous ne vivez pas dans une grotte, vous aurez compris que le blogging est devenu l'ultime hypitude et que les blogueurs sont passés en quelques années du statut de créatures étranges soupçonnées d'entretenir du fond de leur cave de vagues tendances exhibitionnistes à celui d'incontournables prescripteurs qui, si on les gave suffisamment de champagne et de petits fours, auront peut-être la gentillesse de recommander à leurs lecteurs la dernière clé USB-chauffe plat-vibromasseur commercialisée par le gentil organisateur du gavage sus-cité.
Quant au réel impact des Blogueurs Influents©™ sur les ventes de gadgets technologiques, ceci est une autre histoire.
Bref (bis).
Me vlà donc il y a une semaine entrain de mettre la dernière touche à la deuxième édition de ces soirées pour lesquelles on m'a embauchée.
Chose assez commune, je reçois un mail d'un des Blogueurs Influents©™ invités à la soirée, me demandant s'il est possible d'envisager un prêt presse du gadget technologique à l'honneur ce soir là. Prêt presse qui lui servira à faire un test complet de la bête pour, si la chose lui semble assez performante, écrire ensuite un billet sur le sujet.
Je vous l'ai dit, le blogueur n'est plus un geek qui raconte sa vie de geek à ses potes geeks mais un geek qui réclame le statut de journaliste.
Mais bon, sur le fond, pas de soucis, les prêts presse aux blogueurs sont devenus chose courante, et je réponds donc par l'affirmative à mon solliciteur.
Arrive la fameuse soirée et le fameux blogueur, que par soucis de discrétion tout autant par répugnance totale à lui faire la moindre publicité (on sait jamais, un de mes 3 lecteurs pourrait aller voir son blog), je ne citerai pas. Sachez tout de même que le jeune homme en question est un amateur de l'analogie jardino-économique et que pour lui (sic) "une passion ça se cultive" (en l'occurence, la passion en question est le fric, chacun son truc). Bref, là j'm'égare.
Donc je remets l'objet entre les mains de cet éminent Blogueur Influent©™ et évoque la question de la date de retour.
"Comment ??!! s'écrie-t-il avec toute l'indignation du pingouin sauvagement sodomisé par un ours polaire, Comment ??!! Il faut que je le rende ??!!
N'écoutant que mon célébrissime sens de la logique cartésienne me voilà lui rétorquant :
- Ben oui euh comment dire .. c'est le principe d'un prêt .. c'est qu'on le rend après. Sinon c'est pas un prêt c'est un don.
Qu'avais-je eu l'outrecuidance de dire là !
- Mais il est hors de question que je fasse un billet sur ce truc si on ne me le donne pas ! Je ne suis pas n'importe qui moi ! On me signe des chèques à deux zéros (oui oui je vous jure, ce sont ses mots, je n'invente rien) pour que j'écrive des billets sur des produits moi !! J'ai plus de lecteurs que Machin et Truc qui pourtant reçoivent des cadeaux de la part de l'organisateur de cette soirée !! C'est inadmissible !
Hésitant entre agonir d'injures mon interlocuteur et chercher la caméra forcément cachée quelque part, je ne pus que balbutier un maigre
- Ben j'y peux rien moi, c'est pas moi qui décide qui fait partie du programme de sponsoring ou pas, tu m'as demandé un prêt, je te l'ai obtenu, je peux pas grand chose de plus.
- Dans ces conditions je refuse de parler de cette soirée ou de ce produit, allez, salut.
Bouche bée, je regarde l'énergumène drapé dans sa vertueuse indignation quitter les lieux puis, mentalement, raye très soigneusement son nom de ma liste d'invités potentiel pour tout événement à venir pour les 42 prochaines générations.
Ca n'aura très probablement aucun impact sur le mignon petit business que ce gars là s'est créé en faisant du pseudo journalisme à 2 balles sous forme de publi-rédactionnel. Ou peut-être que je ne serai pas la seule à réagir de cette façon à chaque fois qu'un petit con de Blogueur Influent©™ pètera plus haut que son cul. Je n'en sais rien.
Tout ce que je sais, c'est que je suis arrivée dans le monde du blogging à une époque où il était question de partager. Partager ses expériences, ses visions, ses idées, son vécu, son expertise. Partager non seulement par soif de se raconter, évidemment, mais avec l'idée que ça pouvait peut-être apporter quelque chose à quelqu'un, peut-être à une personne sur un million mais c'était déja pas mal.
Et que ceux qui transforment cela en une "stratégie de monétisation" me filent la gerbe.
Rien de nouveau me direz-vous. On a déja connu ça aux débuts du Web, quand ce qui était un outil de partage est tombé aux mains des marketeux et des business-planeurs.
Rien de nouveau non.
Mais l'envie de gerber a toujours du mal à passer.

lundi 10 mars 2008

La minute d'inculture journalistique du jour

Hier, soirée électorale sur i-Télé.
Allocution d'Alain Juppé : "Quel que soit le chant des sirènes, je resterai attaché au mat de Bordeaux."
Journaliste d'i-Télé : "On vient d'entendre Alain Juppé: quel que soit le chant des sirènes je resterai attaché au marbre."

Quelqu'un pourrait parler d'Homère et d'Ulysse à ce monsieur ou c'est trop demander à un journaliste d'avoir un demi gramme de culture ?

vendredi 7 mars 2008

RTFM ou Comment j'ai été vaincue par une sécurité enfant

Y a un truc à savoir avec les mètres de cheveux, c'est que ça se fout partout.
Notamment dans des endroits originellement prévus pour permettre à de l'eau de s'évacuer.
Y a un truc à savoir avec les endroits originellement prévus pour permettre à de l'eau de s'évacuer.
C'est que quand ils sont pleins de mètres de cheveux, ben ils se bouchent.

Lorsque ça arrive (c'est à dire plus que très régulièrement), Flaoua prend généralement son air de petit chaton perdu inadapté aux sciences modernes englobant bricolage / plomberie et autres changeages de joints et papillonne des cils jusqu'à ce que Kalou accepte de déboucher la douche / baignoire / évier incriminé.
La dernière fois, pourtant, allez savoir quelle lubie étrange m'a soudain traversé l'esprit, j'ai décidé que bordel fait chier, on s'est pas battues pour la Libération de la Femme (enfin moi, non, hein, mais ma mère et ses copines, probablement) pour se laisser vaincre par la première bonde récalcitrante venue.
Franchement, j'ai déjà pas beaucoup d'accès de Féminisme, mais quand je vois où ils vont se nicher, je m'inquiète pour ma santé mentale.
Bref.
Me voilà trifouillant dans le placard des produits d'entretien, brandissant fièrement ma bouteille de Destop et me dirigeant d'un pas martial plein de panache vers la salle de bain.
Chez Destop, comme ils préfèrent éviter que des gosses meurent dans d'atroces souffrances en s'envoyant le contenu de la bouteille juste pour voir quel goût ça a, ils sont pas cons, ils ont engagé une armée d'ingénieurs pour concevoir un bouchon avec une sécurité enfant.
On notera que le mot important dans cette phrase était "enfant".
Donc voilà, c'est facile, le bouchon est divisé en 4 parties dont 2 avec des stries et 2 sans stries.
Forte de mon statut incontestable d'adulte (pas encore trentenaire, ok, mais ça ne saurait tarder), et pleine de l'assurance tranquille de Ceux Qui Maitrisent La Technologie, je presse donc les deux parties striées tout en tournant le bouchon.
Qui refuse de s'ouvrir.
*grommellement d'irritation*
Re-pressage, re-tournage.
Rien.
Escrimage sur ce !@#!@!# de bouchon de merde.
Toujours rien.
Au bout de 20 minutes et alors que je m'apprêtais à attaquer cette foutue bouteille à la scie sauteuse, mes yeux sont tombés sur de petits symboles noirs alignés sur l'étiquette, au dos du flacon.
Le genre de truc que le commun des mortels appelle "mode d'emploi".
La bave aux lèvres et l'œil hagard, je découvre que pour ouvrir le bouchon il faut presser la partie *non*-striée tout en dévissant.

Depuis, j'ai décidé de laisser à Kalou le soin de se débarrasser de mes mètres de cheveux boucheurs de conduits.
C'est peut-être une tâche parfaitement accessible à une nana, mais apparemment pas à une gamine de 29 balais.

jeudi 6 mars 2008

Black Metal

Il y a des hasards qui ne s'inventent pas.



Via Kaspa.

(Le principe :

1. http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le nom de l'article est le nom de votre groupe.

2. http://www.quotationspage.com/random.php3
Les 4 derniers mots de la dernière citation sont le titre de votre album.

3. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
La 3ème photo, quelle qu’elle soit, est votre pochette d’album.

Prenez la photo, ajoutez-y votre nom de groupe et le titre de l’album…
Vous avez maintenant votre pochette d’album.
)

lundi 3 mars 2008

Insignificant Matters #2

Comme la fois précédente c'est Madame Monstre qui me refile ce machin qui aura bientôt fait 42 fois le tour de la blogosphère.
C'est gentil à toi de te préoccuper de fournir quelques soubresauts à ce blog mort-vivant, les 3,2 lecteurs qui continuent à hanter ces lieux t'en seront infiniment reconnaissants, sans aucun doute.

Allons-y donc.

Les règles pour commencer :

1-Mettre le(s) lien(s) de la/les personnes qui vous taguent
2-Mettre le réglement sur votre blog
3-Mentionner six choses/habitudes/tics (non) importants sur vous même
4-Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
5-Avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées


La liste ensuite :

- Je dors avec un hippopotame bleu nommé Plume.

- Je suis nulle à Guitar Hero. Kalou, lui, est un Dieu Vivant de la guitare en plastique. Et oui, ça m'énerve.

- La plaque arrière de ma New Rock gauche s'est cassée. Comme j'ai la flemme d'aller chez New Rock la faire réparer, je continue quand même à marcher avec. Du coup dans la rue on m'entend venir à 100 mètres à la ronde, ca fait "Chting" par terre.

- Entre l'obtention de mon permis de conduire, mon régime et le fait de sortir avec un garçon qui ne boit pas, je ne picole plus du tout. Du coup, 1 coupe de Champagne et un verre de vin, paf, je suis bourrée. Quand je pense aux hectolitres de Vodka-Truc que je pouvais m'enfiler sans sourciller il y a à peine 5 ans de ça,  je me dis que j'ai pris un sacré coup de vieux.

- Si vous lisez mon blog de cuisine vous le savez déja, mais je trouve qu'il y a peu de gestes (à vocation non-érotique, entendons nous bien) aussi sensuels que de pétrir de la pâte à pain.

- Je me suis jurée que j'arrêterai de fumer à 30 balais. Forcément, au moment où je me suis fait cette promesse, ça me semblait être dans une éternité. Sauf que maintenant il ne me reste qu'un an de sursis et que je n'ai pas la moindre idée de comment je vais y arriver.

Voilà. Maintenant il faut passer la main.
A Lisbeï donc, histoire de provoquer chez elle aussi un soubresaut bloguesque.
A Florent de Fsens, parce que je suis sure qu'il a plein de trucs à révéler.
A Spry, comme ça il aura pas fallu attendre 1 ans avant que je repop dans son écran.
A Sof parce qu'elle a toujours des tas de trucs à raconter.
A Bap parce que son blog est tout triste en ce moment.
A Kwyxz pour finir, même si c'est probablement la trois millième fois qu'on le tag à ce jeu débile.

mardi 19 février 2008

Les goûts et les couleurs ..

"Elle : Ah tiens, ma sœur a accouché hier.
Moi : Ah oui ?
Elle : Ouais, il est trop trop mignon son fils, on dirait E.T."

vendredi 15 février 2008

The nerd quote of the day

<grrrrreg> a l'époque ou y'avait des profs decents dans mon ecole d'inge
<grrrrreg> on avait un prof d'algo qui disait qu'on mesurait la puissance d'un langage au nombre de lignes qu'il faut pour resoudre le probleme des tours de hanoi avec
<grrrrreg> en lisp ca tient en une ligne
<grrrrreg> bon en perl aussi, mais c'est pas mal obfsuk
<Glab> bin ca depend si tu limites le nombre de caracteres par ligne

lundi 21 janvier 2008

Ta mère sur Facebook ou La citation du jour

Hier, au cours d'une discussion avec ma maman :
"Maman : Tu devineras jamais qui m'a demandé d'être son amie sur Facebook
Moi : Euh, non, qui ça ?
Maman (l'air faché): Pascal Beaudet, le maire d'Aubervilliers !
Moi : Ah, ben c'est marrant, non ?
Maman : Tu parles !! Il me dit même pas bonjour quand il me croise dans la rue mais il veut être mon ami sur Facebook ? Non mais oh ça va pas ou quoi !!??"

dimanche 20 janvier 2008

Jeu d'ombres 2

mercredi 2 janvier 2008

My fears are worse than my certainties

Parfois, tu sais, je trébuche.
Toutes ces choses que je tiens loin de moi,
loin de nous,
à bout de bras.
Parfois, tu sais, je faiblis.
Je lache.
Parfois ces choses dont on ne parle pas
me sautent à la gorge,
m'étouffent.
Ce n'est pas un jugement,
ce ne sont même pas
des reproches.
A peine des questions sans point d'interrogation.
Ce n'est pas pour t'accabler.
C'est juste que parfois, tu sais,
parfois,
j'ai peur.

jeudi 22 novembre 2007

L'affligeante citation du jour

Entendu ce matin sur I>Tele dans le journal de Thomas Joubert :

"Aujourd'hui aux Etats-Unis c'est Thanksgiving, la fête de la dinde."

Chouette alors, ça veut dire que c'est bientôt Noël, la fête du Chapon.

dimanche 16 septembre 2007

Take a drive on the wild side

Il n'y a que l'A77 et moi.
Comme une autoroute fantôme sortie de mon imagination.
Mètre après mètre avalés dans le pinceau de mes phares pour retomber aussitôt dans l'inexistance.
J'adore ça.
Pas loin de 3h du matin, quelque part entre Gien et Fontainebleau.
Et moi qui chante à tue-tête. Faux évidemment. Un don naturel que je sais pousser à l'extrême.
Moneeeeeyyyyy it's a criiiiiiiime
Share it fairly but don't take a slice of my piiiiiiiiiiiiiiiiiiiie
J'adore ça.
La radio calée sur Nostalgie me débite de vieux tubes, du pire au meilleur. Que je braille sans distinction.
Au coeur de la nuit je me vide la tête à 150 km/h.
Plus de questions, plus de demain, plus de et si, plus de oui mais.
Ca a quelque chose de primaire, de primal.
D'intensément jouissif.
Mon vieil ami psychotruc dirait probablement que c'est freudien.
Et pourtant, on a trouvé plus phallique que ma Twingo.
Ce n'est pas un sentiment de puissance.
C'est plutôt une sensation de temps suspendu.
Juste l'A77 et moi, le coeur de la nuit, les nappes de brume éparses, la musique.
J'adore ça.

mercredi 1 août 2007

C'est pas parce qu'on vieillit qu'on est plus des Jeunes Cons(c)(tm)

C'est vrai ça bordel.

Alors en ce premier root, bonne fête à tous les bofh.

lundi 16 juillet 2007

Ils étaient nuls en Rubik's Cube les Cisterciens ..

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