:. Words (still) Falling Apart .:

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lundi 24 juillet 2006

L'Art de la Loose n'est pas un monopole Toutankhesque*

Samedi 9h.
La gueule enfouie dans l'oreiller, la bouche entrouverte livrant le passage à un petit filet de bave bienheureuse, Plume l'hippopotame bleu coincé sous ma hanche droite, je savoure ma grasse matinée en rêvant de Taurens nus chantant "Born to be Alive" à Paris Plage. Dans ma chambre, il ne fait pas loin de 40 degrés. Je m'en cogne royalement grâce à mon Ami Le Ventilateur qui a la bonne idée de dispenser un peu d'air frais sur une zone comprise entre la pointe de mes pieds et le bas de mon dos (ce que d'aucuns, vulgaires personnages, nommeraient mon cul, mais trêve de galéjades, jamais ô grand jamais je n'emploierais de tels termes en ces lieux).

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vendredi 21 juillet 2006

Dixon Wilson ou l'Art et la Manière de se tirer un obus dans le pied

Faisant suite à un des paragraphes de mon dernier post, je reviens sur le "cas" Petite Anglaise.
Pas pour la défendre car avec des Chevaliers tels qu'Eolas, je la sais fort bien pourvue coté défense mais pour m'étonner qu'à l'heure des influents de la blogosphère un employeur soit encore assez con pour se laisser embringuer dans une telle histoire.
On se souvient très bien de l'affaire Garfieldd, ce proviseur homo purement et simplement révoqué  lorsque son blog fut découvert par l'Education Nationale. Le buzz fut tel que le ministre en personne dut intervenir et révoquer la révocation (hihi).

Ce que j'adore dans l'histoire de petite anglaise c'est que Dixon Wilson évoque comme une des raisons de son licenciement le fait que son blog ait nuit à l'image de l'entreprise (voir la lettre de licenciement publiée par Eolas). Sauf que jusqu'à toute cette histoire, personne n'avait identifié l'employeur de petite anglaise et même si cela avait été le cas, ses propos au sujet de ses collègues et de son travail prêtaient plus à sourire qu'à déclarer d'un air horrifié "Oh mon dieu mais quelle boite de merde, je ne voudrais JAMAIS avoir affaire à eux."
Alors que maintenant, ils sont bien plus sous le feu des projecteurs et clairement pas en bien !
Non seulement la blogosphère s'est emparée de l'histoire mais, plus grave pour Dixon Wilson, les médias également, avec des articles/reportages chez CNN, le Telegraph, LCI ou encore le Times.

Revolution.com, ca manque peut-être de sueur, mais surement pas d'efficacité.

jeudi 20 juillet 2006

Vrac de Juillet, Pâques aux Tisons (ou pas).

Et voilà, en exclusivité mondiale (voire intergalactique), le premier vrac de Words Falling Apart nouvelle formule.
C'est partiiiiiii !


En vrac, je commence par un merci à mon Infatigable Bienfaiteur dont j'ai encore reçu un joli cadeau par la poste aujourd'hui. Très égoïstement, ca fait plaisir de voir que ce n'est pas parce que le lien vers ma wishlist n'est plus dans la colonne de gauche que tout le monde l'a oubliée ;p


En vrac, pour une fois qu'un footballeur a un QI supérieur à sa pointure, ca vaut la peine de marquer le coup. Lilian Thuram, puisque c'est de lui dont il s'agit, a donné une interview aux Inrocks dans laquelle il montre qu'on peut être un sportif de haut niveau palpant des millions ET avoir une conscience politique. Si je trouve son amalgame avec la déportation un petit peu limite (ou alors c'est de la provoc et ca me va), j'aime beaucoup son appel à la vigilance sur la sarkoïsation des esprits.


En vrac encore, la rigolote blogueuse anglaise exilée à Paris, Petite Anglaise (langue de shakespearophobes s'abstenir), s'est faite licencier à cause de son blog. Ca part chez les prud'hommes. De quoi créer un précédent ? On en cause chez Eolas.



En vrac, me voilà coincée dans un boulot où l'on ne veut plus de moi et où je ne veux plus rester, simplement parce que Mme l'Inspectrice du Travail (vous savez, la détentrice du Petit Musée des Horreurs) s'est barrée en vacances sans rendre ses conclusions. L'administration française ne cesse de me fasciner.


En vrac, et pour l'anecdote, dans ce fameux boulot où l'on ne veut plus de moi et où je ne veux plus rester, y a des problèmes de sous. Des *gros* problèmes de sous. Du coup, la boîte n'achète plus de café, le ménage n'est fait qu'une fois par semaine et c'est ma pomme qui se tappe l'admin système et réseaux. Pas d'inquiétude cependant, Monsieur le CEO continue de palper ses *insérer ici un chiffre indécent* euros net par mois. Ca doit être pour aider à digérer les hamburgers.


En vrac, lisez donc "Avec une poignée de sable", troisième tome de la série "Spinoza encule Hegel" de Jean-Bernard Pouy dont je vous vantais les mérites il y a quelques posts. On y retrouve évidemment les bottes de lézard mauve, mais pas forcément aux pieds de qui l'on pourrait croire. Normal, car Spinoziste.


En vrac, enfin, quand vous aurez fini le Pouy, jettez vous sur Anansi Boys, le dernier Neil Gaiman. Tout à fait dans la lignée d'American Gods mais en mieux (enfin disons qu'on a pas besoin d'atteindre la 100ème page pour rentrer dans l'histoire, ce qui est un plus certain).

mercredi 19 juillet 2006

Le nerd, la machine à laver et le bon de garantie

Papier maché

mardi 18 juillet 2006

The Toolshed

Mon ami Google Analytics m'annonce qu'en tête des keywords amenant sur la nouvelle url de ce blog se trouvent pas mal de combinaisons comportant "TooL".
J'en déduis que, finalement, non, je ne suis pas l'unique ultime fan de ce groupe (bon ok les quelques milliers de personnes qui étaient avec moi aux 4 derniers concerts parisiens m'avaient déja mise sur la piste, j'avoue).

C'est donc l'occasion de faire un post utile.
LE site sur TooL, le Meilleur (avec un grand M) et de loin, c'est The Toolshed. Mine d'infos, hyper vivant, très régulièrement mis à jour, je vous le conseille donc fortement.

J'en profite pour glisser au passage que Heitham Al-Sayed, chanteur de Senser (et guest star au dernier concert de TooL à Paris) sera en concert avec son autre groupe (français, d'ailleurs), In the Guise of Men, à la Scène Bastille le 26 Juillet. Si l'on en croit ce que l'on peut entendre sur leur myspace ca promet du bon gros son qui envoie.

vendredi 14 juillet 2006

4 Meows and a Funeral



We should have each other to tea huh?
We should have each other with cream
Then curl up by the fire
And sleep for awhile
It's the grooviest thing
It's the perfect dream

[...]

mercredi 12 juillet 2006

Le Petit Musée des Horreurs Quotidiennes

Dans la salle d'attente de l'Inspection du Travail du 11ème arrondissement, section 11a, il y a, aux murs, une exposition photographique titrée "Le 11ème vu par l'Inspection du Travail".
Une 30aine de photos constituent cette expo, que j'ai immédiatement rebaptisée dans ma tête "Petit musée des horreurs quotidiennes".

Ici, la photo d'une machine outil sous-titrée "Tour non protégé. Une main arrachée".
Là, une flaque de sang séchée agrémente le support d'une scie circulaire. "Défaut de protection, lame accessible. Un bras sectionné."
Plus loin, un toit de tôle ondulée, enfoncé au centre en un angle aigu impossible. "Domaine du bâtiment. Pas de filet de protection. Point de chute d'un ouvrier".

Forcément, ca allait bien avec mon humeur.
D'un autre côté, ca fait un peu ambiance de film d'Horreur.
Après 40 minutes d'attente là-dedans, je n'aurais pas été plus surprise que ça si l'Inspectrice du Travail s'était révélée être en fait une goule mangeuse de chair travailleuse.

mardi 11 juillet 2006

So long, and thanks for all the purrs.

Dans quelques poignées de minutes, un monsieur en blouse blanche injectera le contenu d'une seringue dans le corps d'une boule de poils nommée Larsen.
Lethal, le contenu.

Comment faire un post sur la mort d'un chat sans tomber dans le mélo ?
Je n'en sais rien.
Tout ce que je sais c'est que je ne veux pas passer cette mort sous silence.
Alors, une fois n'est pas coutume, faire un post pour moi et pour moi seule.
Si le pathétique vous ennuie, passez donc votre chemin et allez ricaner plus loin.

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Playlist - La suite

Y a des choses qui changent pas.
Comme le fait que je sois une grosse flemmasse.
15 jours après, voilà donc la suite du pourquoi du comment de la playlist Radio Blog.

Lamb - What Sound, All In Your Hands, Ear Parcel & Little Things

Lamb, c'est d'abord la voix de Louise Rhodes, parfois enfantine, souvent caressante, toujours absolument pure.
Ah non.
Lamb, ce sont d'abord des samples planants, du trip-hop matiné d'accents jungle, jazzy & drum n'bass.
Ah non.
Lamb, ce sont tout d'abord de vrais lyrics pas simplement pour faire joli, des mots pas pour de faux, comme on les aime.
Ah non.

En fait Lamb c'est tout ça à la fois, c'est du pur bonheur, depuis le très electro Ear Parcel jusqu'à l'extrêmement mélodique All In Your Hands.
A consommer sans aucune modération.

Archive - Fuck U

Est-il vraiment nécessaire de faire ici l'article d'Archive ?
En souvenir d'un des concerts les plus magiques qu'il m'ait été donné de voir (et surtout d'entendre !), en souvenir de tant d'heures à écouter Londinium en boucle, simplement parce que c'est de la musique qui serre le coeur et qui met une boule au creux du ventre.
Cette chanson parce qu'elle est dure, et vraie, et qu'elle fait partie de celles que j'aurais voulu écrire moi-même.

Nine Inch Nails - Starfuckers Inc. & Closer

Plus les années passent et moins je goûte la musique "violente". Nine Inch Nails fait partie des rares groupes de cette catégorie que je continue à écouter encore et encore avec énormément de plaisir. Du métal indus en finesse, qui doit beaucoup de son côté hypnotique à la voix du très charismatique Trent Reznor.
Bref, comme Archive, un groupe dont je doute qu'il soit nécessaire de le présenter.
En écoute Starfuckers et l'énormissime Closer dont les paroles sont (entre autres) "I wanna fuck u like an animal, I wanna feel you from the inside".

Pop Will Eat Itself (PWEI) - Ich Bin Ein Auslander & Cape Connection

Probablement le moins connu des groupes de cette playlist.
PWEI et moi c'est une vieille histoire.
Pas loin de 15 ans en arrière, à l'époque où on s'échangeait des compils faites maison sur cassette entre potes, je me prenais régulièrement de grosses claques musicales dans la tête. Fisbone, Filter, Alice in Chains, Mister Bungle furent au nombre de ces claques. Et puis les anglais de PWEI.
Du métal efficace sans être casse-oreilles, quelques samples judicieusement placés, du bon gros son qui fait plaisir avec quelques débordements fusionnesques.
Miam.

Mass Hystéria - L'Effet Papillon

Encore un de ces groupes pourtant carrément "bruyants" dont je ne me lasse pas.
Mass Hystéria c'est de l'énergie à l'état pur.
De la pêche, du bon esprit, des textes intelligents et incisifs (pas si fréquent dans la scène métal française), de la musique qui donne envie de sauter partout.
Un groupe à voir absolument en Live.

Gorillaz - Dare

Si je m'étais écoutée, j'aurais collé une bonne dizaine de morceaux de Gorillaz.
Dare, bien que kitchissime au possible, résume très bien ce que j'aime dans ce groupe.
Des chansons qui scotchent un gros sourire sur le visage, qui donnent envie de les chanter à tue-tête (ce dont je ne me prive pas, seule en bagnole au milieu des embouteillages), pleines de rythme et d'entrain, mélanges improbables d'un tas de styles.
Du bonheur, encore.


Bon voilà, c'en est donc fini des explications du pourquoi de cette playlist.
Ca tombe bien, ca me démangeait d'y apporter des modifications :p

dimanche 9 juillet 2006

Elle.

Elle a une beauté irréelle. iridescente.
Elle sait si bien découvrir sa peau, en une invite à y laisser courir les doigts.
Elle irradie, tout simplement, de cette Magie que nous avons tous si peur de perdre.
Elle est splendide, et les années qui passent n'ont aucune prise sur Elle.

Je L'avais perdue, je ne L'ai qu'à peine retrouvée.
C'est déja beaucoup.

samedi 8 juillet 2006

Eyes Wide Open

Des minutes comme des heures.
Des journées comme des siècles.
Laisser l'espace nécessaire. Ne pas s'imposer.
Comme toujours, retenir les questions, laisser les réponses venir d'elles-même.
Ou ne pas venir du tout.
Et c'est tout aussi bien comme ça.
Rester à la périphérie. Encore un peu.
Raisonner les battements désordonnés de mon coeur à l'idée des temps prochains.
Les yeux grands ouverts sur les jours à venir.
Et sourire.

jeudi 6 juillet 2006

L'Opium du peuple

1h du mat.

Sur le périph, radio à fond.
Je crois bien que me voilà entrain de chanter à tue-tête du KT Tunstall. Faux, en plus.
Ca et les fenêtres hermétiquement fermées, j'arrive à peu près à couvrir le bruit des centaines de connards entrain de klaxonner autour de moi.
Bienvenue dans le monde de l'hystérie collective.
N'ayez pas peur, ca va bien se passer.
Comment, qu'est ce que vous dites ?
Ah oui, les mecs à 130 qui slalomment entre les voitures, warnings allumés, klaxon coincé et passagers assis sur les rebords des fenêtres ?
Non non, vous inquiétez pas, je suis aware. Ils finiront la nuit dans un autre pare-choc que le mien.
Oui, quoi encore ?
Ah oui, tiens, maintenant que vous me le faites remarquer, le périph est bouché dans l'autre sens. C'est juste que deux mecs se sont mis en travers et sont descendus de leur voiture en agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge. Rien de grave, ils finiront bien par se faire casser la gueule par quelqu'un.
Hmmm ?
La voiture brulée retournée sur le toit au milieu du carrefour ?
Ben c'est comme ca que les gens expriment leur joie quoi, ca se voit pas ?
Leur joie de quoi ?
Ben si, vous savez, les 11 bleus habillés en blanc là, paf, ils se sont qualifiés pour la finale.
Quoi ? Le rapport avec le fait de bruler des voitures ou de rouler à tombeau ouvert sur le périph ?
Ben la joie jvous dis.
Heureux, les gens sont cons.

Le foot, c'est l'opium du peuple.
C'est Marx qui doit être content.
Pas autant que Villepin remarquez. Tant que tout le monde est shooté à la footitude (on remarquera le jeu de mot de grande qualité inséré ici), personne fait plus trop gaffe à lui. Ca va le tenir jusqu'aux congés payés, au moins. Clearstream, EADS, Chirac gateux, Sarko facho, hop, à la trappe.

ON EST EN FINAAALLLE, ON EST EN FINAAAALLLEEE, ON EST, ON EST, ON EST EN FINAAAALE !

mardi 4 juillet 2006

L'Ethique est en marche !


En ces temps d'hystérie footballistique collective, je ne saurais trop vous conseiller la lecture (voire relecture) de l'excellentissime "A Sec !", ouvrage de l'inestimable Jean-Bernard Pouy et suite du génial "Spinoza encule Hegel" (et j'abuse des superlatifs SI JE VEUX).

Comment vous raconter "A sec !" ?
Dans le genre inracontable et inclassifiable j'ai rarement vu mieux.
Disons pour faire bref que dans une France post-apocalyptique (bon ok, post-révolutionnaire mais c'est à peu près pareil), le Foot a pris le pouvoir.
Le Foot ? Non, en fait. Les Kops, plutôt. Et ils se livrent à une guerrilla acharnée.

Tout comme le premier tome, ce bouquin ne se lit pas, il se dévore. C'est bon, c'est parfois bête et méchant, souvent drôle et toujours captivant.

Je finirai en vous laissant sur cette citation tirée du livre :
"[...]le foot, ce sport de handicapés où l'on a pas le droit de mettre la main, sauf le gardien qui, lui, du coup, est dans une cage."

(bon j'dis ça mais, j'avoue, la probabilité que je regarde le match mercredi est plus que forte. Et oui, j'ai honte)

samedi 1 juillet 2006

Dikkenek

Je serais bien incapable de vous raconter l'histoire.
Je crois même que je serais bien incapable de vous dire pourquoi j'ai aimé.
Peut-être simplement parce que je me suis marrée pendant 1h30, même (j'en suis sure) en ratant tout un tas de références, faute de culture belge poussée.
Ca ne mange pas de pain, ca ne se prend surtout pas au sérieux, c'est un peu sans queue ni tête, c'est un peu génial, un peu loufoque.
C'est bien.

Allez-y.

Les pieds dans l'herbe ...

... et la tête dans les nuages.

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