:. Words (still) Falling Apart .:

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dimanche 10 décembre 2006

Landing

Combien de fois avais-je imaginé cette rencontre ?
Combien de temps avais-je passé à me la jouer dans le petit cinéma privé de mon crâne ?
Combien de scénarios avais-je élaboré ?
Une multitude, c'est sur.
Mais pas celui-ci.
Manquerais-je d'imagination ?
Pas celui-ci.
Et voilà que les questions s'entrechoquent.
Que les pensées fusent.
Des mots, des dizaines de mots, des centaines, bordel.
Mais je reste sans voix. Les yeux fixés sur mes mains qui tremblent.
Je me voudrais sûre de moi, sûre de nous, sûre de ma légitimité à être là, à l'attendre, à le retrouver.
Je ne fais que m'excuser.
Je ne fais qu'essayer de noyer ma nausée dans le café.
Intruse.
Le panneau géant clignote dans ma tête, toutes lumières allumées.
Intruse.

mardi 5 décembre 2006

High Hopes & Expectations

Il y a la voix plaintive de Matthew Bellamy.
My life
You electrify my life
Lets conspire to ignite
All the souls that would die just to feel alive
Il y a l'odeur entêtante des lys blancs posés près de moi.
I'll never let you go
If you promise not to fade away
Never fade away
Il y a le ruban gris du périphérique qui se déroule sans fin sous mes roues.
Our hopes and expectations
Black holes and revelations
Il y a cette sensation douce amère, au fur et à mesure que les kilomètres défilent, m'éloignent.
Hold you in my Arms
I just wanted to hold
You in my arms
Il y a l'envie de faire demi-tour, de retourner me glisser au chaud près de cet être qui m'est si cher.
Far away
The ship is taking me far away
Far away from the memories
Of the people who care if I live or die

Pas ce soir, non, mais demain, ou le jour d'après. Bientôt.
Et toujours, à cette pensée ...
Il y a les battements de mon coeur qui s'accélèrent.
And I'll never let you go
If you promise not to fade away
Never fade away

vendredi 10 novembre 2006

Voiceless

"Vous avez mal mademoiselle ?"

*hochement de tête*

La blouse blanche disparait de mon champ de vision.
Encore.

*BIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPPPPPPPPP*

Faites taire cette putain de machine bordel.
"Il faut respirer mieux que ça mademoiselle !"
Je peux pas connasse, tu vois bien que j'essaye je peux pas, le nez plein de caillots de sang et la gorge, putain, la gorge, j'ai l'impression qu'on me l'a ratissée avec un ramasse-feuilles.


*BIIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPP*

"Je suis obligée vous remettre l'oxygène mademoiselle, il faut respirer plus fort. Vous avez mal ?"
*hochement de tête*
*espoir*

Rien.

Le masque à oxygène glisse.

*BIP BIIIPP BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPP*

Blouse blanche remet le masque en place d'un air exaspéré.
"Vous avez mal ?"
Mais non connasse, enfin, tu vois bien que j'ai pas mal, tellement pas mal que j'en pleure, tellement pas mal que j'en respire plus, tellement pas mal que je serre convulsivement les poings, a quoi elle sert la perfusion qui me déchire la main gauche si c'est pas pour que t'y passes un peu d'antalgique ? Ca serait trop humain de me donner quelque chose pour la douleur ?
Mais je dis rien. Parce qu'aucun son ne peut sortir de ma gorge lacérée.

Je ne sais pas combien de temps ca a duré. Plusieurs heures c'est sur, mais combien exactement je n'en sais rien.
Et je rêve de retrouver blouse blanche dans un petit coin sombre, de lui planter un couteau dans le bide et de venir la voir toutes les 5 minutes en lui demandant si elle a mal.

mardi 31 octobre 2006

Sarkoland

Si vous n'avez pas encore vu ce montage flippant sur la politique Sarkozyste, jettez-y un oeil.

Bon, en 2007, on émigre où ?

vendredi 20 octobre 2006

Catching Up

Ouep, du temps hein ?
Du silence, à nouveau.
Let's do some catching up.

C'est définitif, je ne serai pas irlandaise.
Au final, choisir entre Lui et un boulot, aussi chouette et bien payé soit-il, n'aura été l'affaire que de peu de temps.
Evidemment, je peux toujours me tromper. J'aime à espérer que non. J'aime à *croire* que non.
En y réfléchissant, je crois bien que c'est la première fois que je fais un tel pari sur l'avenir.
En y réfléchissant, je crois que j'ai grandi. Quand est ce que c'est arrivé, je serais bien infoutue de le dire.
Mais le résultat est là et le mot "projets" ne me fait plus sauter au plafond et entamer un repli stratégique en bonne et due forme.
Etendre la notion d'avenir à un peu plus loin que demain matin, c'est complètement nouveau pour moi. Et pas désagréable.
Evidemment, ca rend chaque petit doute un peu plus douloureux. Mais également chaque petite joie un peu plus forte.

Merde, j'ai grandi.

mercredi 4 octobre 2006

Spam Irony

Dans ma spambox aujourd'hui.


jeudi 21 septembre 2006

Chaos

Chaos. K-O ?
De la fièvre et des coups de téléphone surréalistes.
Pas de place au Paradis pour la petite Fleur.
Ca doit être la faute de ce bordel qui se ballade dans mes sinus.
Question.
Ca s'opère sous anesthésie générale ?
Chaos. Complet.
Je crois bien que j'ai dans les 39 quand le téléphone sonne.
+44 l'indicatif. Mon frangin, évidemment.
"Salut Frérot." "Hi, could I speak to Fleur please ?"
Merde.
Un chasseur de tête anglais me propose un job de rêve.
A Dublin.
What the fuck am I gonna do in Ireland ?
27 ans à attendre l'homme de ma vie, je vais pas me casser à 1000 bornes de lui.
Même pas pour un job de rêve.
Même pas avec 39 de fièvre.
Back to sleep.
Je rêve de la gonzesse de l'ANPE.
"Waaah vous faites des jeux vidéo, ca c'est pas banal, surtout ici, en seine saint denis. Oh non, bien sur, vous imaginez bien, on peut rien faire pour vous hein. Mais racontez moi votre métier, je trouve ca fascinant, mon fils a une gameboy."
Total Chaos.
Je rêve du machin dans mes sinus entrain de compresser mes globes oculaires.
Chaque pas est un coup de batte de base-ball contre mes tempes.
Question.
Est-ce que si ca compresse trop mes yeux vont exploser ?
Question.
Dis maman, est ce que ca peut être cancéreux ?
Back to sleep.
Je rêve de Lui.
Question.
Est ce que tu penses à moi quand tu couches avec elle ?
Quand le mal de crâne fait une pause, je tue des zombies.
Je vais vous dire un secret. Le manche à balai ca poutre contre les zombies.
Moins que le katana mais vachement plus que le club de golf.
Chaos, je vous dis.

samedi 9 septembre 2006

Fox-trot Lima Yankee India November Golf

Faut que jvous dise.

Mon Kalou a eu son PPL*.
Comme je lui ai promis mille et un tourments sur les 42 générations à venir si il emmenait voler qui que ce soit avant moi, il a tout spontanément décidé de me faire faire un tour.
Alors voilà, cet après-midi, Kalou, Delta Victor et moi, on s'est fait une virée à Dieppe.
Je le dis là, maintenant, comme ca, hyper détendue, genre "ouais, ouais, évidemment oui, on a pris un avion, ouais, t'sais, un Aquila, hop, on est allés à Dieppe, on s'est posés, on a bu un verre, papoté avec le gars de la tour de contrôle, puis on est rentrés, et hop quoi."
En fait, aujourd'hui, 16h, sur le tarmac, elle en menait pas large, la Flaoua.
"Pfouyaya, c'est quand même pas bien gros comme avion hein .... et euh ... ils sont où les parachutes ?
- Hein quoi ? Y en a pas ?
- ...
- ...
- Ah d'accord.
- ...
- ...
- ... Mais alors si on tombe ?
- Quoi ? Ah d'accord. Si on tombe on est dans la merde.
- ...
- ..."
J'avoue, le premier décollage, j'avais le trouillomètre à zéro.
J'avoue, le premier trou d'air, j'ai cru que j'allais tout dégueuler partout dans la verrière tellement j'étais stressée.
J'avoue, les 15 premières minutes, j'étais tellement occupée à maitriser ma respiration que je regardais même pas le paysage.
Et puis ..
Et puis après, y a ce moment, là, où tu te dis "Ah tiens, je vole ... Je ? Vole !! Bordel je vole !!!!!" Surtout qu'en fait à ce moment là, c'est toi qui le pilote, le zingue, enfin pas vraiment hein, on fait juste semblant, y a le Kalou à côté, vigilant même si il fait semblant de, prêt à rectifier la moindre erreur, oui mais quand même, regarde, si j'appuie sur le manche là, paf, on perd de l'altitude, et regarde là, je vire sur l'aile gauche bordel !!!

Indescotchable le sourire béat.

4500 pieds, la radio qui bourdonne dans les oreilles "Papa Charlie en finale pour la 10 herbe" "Delta Victor transpondeur au 4330", les gens minuscules tout en bas, les maisons, les routes, les champs, et le ciel, bordel, immense, avec nous dedans, nous et les ptits zoizaux, sauf qu'on est carrément plus haut qu'eux, et puis, pfiou, la mer !! Les voiliers tout blancs, le sillage bien net dans l'eau et nous au dessus, encore, toujours.

C'est bien après notre dernier atterrissage, alors qu'on rangeait l'avion au hangar, que je me suis rendue compte que j'avais oublié de retenir ma respiration au moment de toucher le sol.


*: Private Pilot Licence

jeudi 24 août 2006

Y a pas que la météo dans la vie

Le 24 Août 2005 il faisait beau.
Sûrement parce que j'avais marabouté la météo.


Faute de vaudoo, les gouttes tambourinent sur ma fenêtre.
Pas de bronzette sous le regard protecteur de la montgolfière du Parc André Citroën.
Et je m'en fous.

Je porte mon soleil là, dedans.
80 minuscules explosions nucléaires à la minute.
Sauf quand il me prend la main. Là, ca monte plutôt à 120.

Le 24 Août 2006 il fait beau dans ma tête.

L'important, c'est le bronzage du coeur.

vendredi 11 août 2006

On dirait le Sud.

Ouep, on dirait bien, je crois, là bas, au bout de mon billet de train.
Ca sent la Provence,  le crissement des cigales,  les parties de Tarot à la fraiche (et au Pastaga).
Ca sent les amis, la chaleur, la sieste à l'ombre et les après-midi qui s'étirent jusqu'au petit matin.
Ca sent Lui, à nouveau, la caresse de son sourire et la douceur de ses Je t'aime.

Vous l'aurez compris, me voilà repartie.
10 jours cette fois.
Le temps de faire le plein de Magie, et puis de faire un crochet pour goûter à la Méditerranée.
Non parce que l'Atlantique c'était bien, mais quand même, ca caille.

Allez, je le dis ?

Soyez sages.

jeudi 10 août 2006

Save the World or finish New Super Mario DS ?

J'aime bien googler mon frangin.

On se voit pas bien souvent lui et moi, on se téléphone encore moins souvent, et quand on a l'occasion de discuter, c'est rarement au sujet du boulot. Et surtout pas du sien.

Du coup, j'aime bien googler mon frangin.
Oui parce que, contrairement à moi, ce qui traine sur le net et qui le concerne, c'est 99% du taff.

J'aime bien googler mon frangin.
Ca donne des trucs du genre "L'effectivité du Protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre : rôle des mécanismes de contrôle et de réaction au non-respect.", "Conformité avec le Protocole : le rôle d'un acteur privé dans l'échange de quotas nationaux" ou encore "Emissions Trading in Europe – From Politics to Reality", voire "EU ETS and beyond: towards a global carbon market".

J'aime bien googler mon frangin.
Quelque part ca me rassure de savoir que pendant que j'm'amuse à faire des ptits mickeys et à enfourner des verres Coca dans mes meubles Ikea, lui, il travaille à la sauvegarde de la planète.

Ca rééquilibre la balance morale familiale.

lundi 7 août 2006

Back.



De retour, donc.

La tête pleine de soleil, de mer et de vent.
Les yeux gorgés de beau, de sauvage et d'immensité.
Le coeur gonflé d'amour, de tendre et de doux.

C'est donc à ça que ça ressemble, le bonheur.

samedi 29 juillet 2006

Away.


A peine revenue que déja je vous abandonne.
8 jours avec la mer et le vent.
8 jours avec Lui.
8 jours pour suspendre le temps, blottie dans ses bras.
8 jours pour moi.
8 jours pour nous.


Soyez sages.

vendredi 21 juillet 2006

Dixon Wilson ou l'Art et la Manière de se tirer un obus dans le pied

Faisant suite à un des paragraphes de mon dernier post, je reviens sur le "cas" Petite Anglaise.
Pas pour la défendre car avec des Chevaliers tels qu'Eolas, je la sais fort bien pourvue coté défense mais pour m'étonner qu'à l'heure des influents de la blogosphère un employeur soit encore assez con pour se laisser embringuer dans une telle histoire.
On se souvient très bien de l'affaire Garfieldd, ce proviseur homo purement et simplement révoqué  lorsque son blog fut découvert par l'Education Nationale. Le buzz fut tel que le ministre en personne dut intervenir et révoquer la révocation (hihi).

Ce que j'adore dans l'histoire de petite anglaise c'est que Dixon Wilson évoque comme une des raisons de son licenciement le fait que son blog ait nuit à l'image de l'entreprise (voir la lettre de licenciement publiée par Eolas). Sauf que jusqu'à toute cette histoire, personne n'avait identifié l'employeur de petite anglaise et même si cela avait été le cas, ses propos au sujet de ses collègues et de son travail prêtaient plus à sourire qu'à déclarer d'un air horrifié "Oh mon dieu mais quelle boite de merde, je ne voudrais JAMAIS avoir affaire à eux."
Alors que maintenant, ils sont bien plus sous le feu des projecteurs et clairement pas en bien !
Non seulement la blogosphère s'est emparée de l'histoire mais, plus grave pour Dixon Wilson, les médias également, avec des articles/reportages chez CNN, le Telegraph, LCI ou encore le Times.

Revolution.com, ca manque peut-être de sueur, mais surement pas d'efficacité.

jeudi 20 juillet 2006

Vrac de Juillet, Pâques aux Tisons (ou pas).

Et voilà, en exclusivité mondiale (voire intergalactique), le premier vrac de Words Falling Apart nouvelle formule.
C'est partiiiiiii !


En vrac, je commence par un merci à mon Infatigable Bienfaiteur dont j'ai encore reçu un joli cadeau par la poste aujourd'hui. Très égoïstement, ca fait plaisir de voir que ce n'est pas parce que le lien vers ma wishlist n'est plus dans la colonne de gauche que tout le monde l'a oubliée ;p


En vrac, pour une fois qu'un footballeur a un QI supérieur à sa pointure, ca vaut la peine de marquer le coup. Lilian Thuram, puisque c'est de lui dont il s'agit, a donné une interview aux Inrocks dans laquelle il montre qu'on peut être un sportif de haut niveau palpant des millions ET avoir une conscience politique. Si je trouve son amalgame avec la déportation un petit peu limite (ou alors c'est de la provoc et ca me va), j'aime beaucoup son appel à la vigilance sur la sarkoïsation des esprits.


En vrac encore, la rigolote blogueuse anglaise exilée à Paris, Petite Anglaise (langue de shakespearophobes s'abstenir), s'est faite licencier à cause de son blog. Ca part chez les prud'hommes. De quoi créer un précédent ? On en cause chez Eolas.



En vrac, me voilà coincée dans un boulot où l'on ne veut plus de moi et où je ne veux plus rester, simplement parce que Mme l'Inspectrice du Travail (vous savez, la détentrice du Petit Musée des Horreurs) s'est barrée en vacances sans rendre ses conclusions. L'administration française ne cesse de me fasciner.


En vrac, et pour l'anecdote, dans ce fameux boulot où l'on ne veut plus de moi et où je ne veux plus rester, y a des problèmes de sous. Des *gros* problèmes de sous. Du coup, la boîte n'achète plus de café, le ménage n'est fait qu'une fois par semaine et c'est ma pomme qui se tappe l'admin système et réseaux. Pas d'inquiétude cependant, Monsieur le CEO continue de palper ses *insérer ici un chiffre indécent* euros net par mois. Ca doit être pour aider à digérer les hamburgers.


En vrac, lisez donc "Avec une poignée de sable", troisième tome de la série "Spinoza encule Hegel" de Jean-Bernard Pouy dont je vous vantais les mérites il y a quelques posts. On y retrouve évidemment les bottes de lézard mauve, mais pas forcément aux pieds de qui l'on pourrait croire. Normal, car Spinoziste.


En vrac, enfin, quand vous aurez fini le Pouy, jettez vous sur Anansi Boys, le dernier Neil Gaiman. Tout à fait dans la lignée d'American Gods mais en mieux (enfin disons qu'on a pas besoin d'atteindre la 100ème page pour rentrer dans l'histoire, ce qui est un plus certain).

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