:. Words (still) Falling Apart .:

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mercredi 14 mars 2007

Il va y avoir d'la mob !

Ca faisait bien longtemps qu'on avait pas vu une flashmob s'organiser sur Paris.
D'ailleurs, pour moi, celle où j'avais trainé ma mère fut la dernière.

Bonne nouvelle, pour le lancement en DVD du géniallissime Little Miss Sunshine, une flashmob est organisée.
Ca se passera à Paris, le 21 Mars.
Il suffit de vous inscrire sur le site Little Miss Flashmob et vous recevrez les infos par mail la veille de la flashmob.

Pour une fois qu'une opération de marketing est un peu originale, moi je dis, allons-y !
En tout cas, j'y serai.

jeudi 8 mars 2007

Mauvais journalisme du matin, chagrin.

Voilà ca y est, ça m'énerve encore.
Bon, ça fait un moment déja qu'elle m'énerve cette foutue campagne électorale (j'ai un post dans la tête sur le sujet, faut juste que je trouve le temps de vous l'écrire), mais là, bordel, même si c'est un détail, j'ai failli m'en étouffer sur ma tartine de pain beurrée (pain 50g + 1 cc de beurre allégé = 2,5 points, faut aussi que jvous parle de mon régime).
Je suis là, tranquillement, petit dej en regardant les infos, I TV, merci la TNT.
La journaliste (dont je ne suis pas arrivée à trouver le nom sur le site de la chaîne, c'est dommage, je lui préparais un mail flamboyant) nous annonce d'un ton emphatique que Segolène Royal a encore sorti un néologisme énorme.
Hop, extrait vidéo.
C'est le meeting de Dijon, et Ségo se fend d'un petit bout de discours à l'occasion de la journée de la femme. Elle le termine par "Liberté, Egalité, Sororité."
Retour sur la journaliste, petit ton condescendant et sourire en coin. Sororité ca n'existe pas, sauf en anglais (sorority).
Chère Madame-dont-je-ne-connais-pas-le-nom-et-qui-semblez-avoir-très-clairement-choisi-votre-camp-politique (tellement que ca en devient indécent d'un point de vue éthique, mais bon l'éthique des journalistes hein ...), si vous lisiez autre chose que les communiqués de l'AFP (que vous ne comprenez d'ailleurs probablement pas), si vous preniez la peine de chercher quelques renseignements avant de sauter sur la moindre occasion de bourrer le crâne des télespectateurs, si vous aviez la moindre once de culture générale, vous sauriez que oui, le mot sororité est un néologisme dans le sens où il n'a pas été validé par cette assemblée de vieillards moribonds qu'est l'Académie Française, mais que, par contre, il est courament employé pour désigner le féminin de fraternité justement ou même pour parler d'organisations constituées uniquement de femmes. Il n'est pas d'ailleurs dérivé de l'anglais "sorority", mais du français "soral" qui désigne ce qui est relatif aux soeurs.

Bon, forcément, je doute que ce soit dans le Figaro que vous serez en mesure d'apprendre la signification de tels mots ...

samedi 24 février 2007

Ce qui est bien avec les Magic Missiles c'est que ça touche automatiquement (ze return)

Dans la catégorie des choses improbables, mystérieuses et magiques, j'appelle "le cadeau d'anniversaire de Flaoua".
Ce qu'il faut savoir c'est qu'à l'instant même où j'écrivais mon post précédent, quelque part dans Paris, un Kalou se mettait en quête du parfait cadeau d'anniversaire pour sa geekette de coloc.
Ce qu'il faut savoir c'est qu'avant d'écrire ce post je n'avais absolument pas parlé de mon envie de Lapin.
Ce qu'il faut savoir c'est qu'alors que l'encre n'en était même pas sèche, le Kalou attrapait le dernier Lapin en liberté dans un grand magasin parisien.
Ce qu'il faut savoir c'est qu'hier soir, alors que j'avais réuni quelques êtres chers pour fêter mon rapprochement fatidique de la trentaine, ils m'offrirent un Nabaztag.

Ce qu'il y a de bien dans la télépathie, c'est que ça marche.

jeudi 22 février 2007

Insignificant Matters

Ca faisait environ 42 éternités que je n'avais pas rempli de quelconque questionnaire ou autre quizz spécial blogueur en manque d'inspiration.
Pour le coup, vu que c'est Madame Monstre qui me passe la main, je reprends du service.

Voici donc 5 révélations insignifiantes à mon sujet.

- Quand j'étais gamine, je voulais être commissaire de police. Pas juste policier ou même inspecteur. Commissaire. Je m'imaginais un gros cigare dans la bouche, les pieds sur mon bureau entrain de dire à une armée de flicaillons "Vite ! Allez arrêter ces criminels !".

- Je suis allée en tout et pour tout 5 fois en cours lors de mon année de Terminale. En Philo, surtout.

- Je suis intimement persuadée que les brocolis sont l'incarnation du Mal.

- Quand j'avais une dizaine d'années, je me suis mise à faire des insomnies. On m'a emmené voir un pédopsychiatre qui a déterminé que ma mère était trop souvent absente et que j'étais aussi traumatisée par la mort récente du fils de ma nounou. En fait, les insomnies se sont arrêtées quand j'ai décroché le poster de David Bowie qui me faisait super peur dans la pénombre.

- Je suis totalement terrorisée par l'idée de devoir peut-être un jour accoucher. Quand on me parle accouchement j'ai des visions d'horreur sanguinolante, de douleur ignoble et d'épisiotomie abusive.

dimanche 18 février 2007

Constatation

Je crois bien qu'il va falloir se rendre à l'évidence : vous êtes plus fidèles que moi.

Ben oui, j'ai beau poster plus que sporadiquement, vous êtes toujours là.
J'ai beau ne pas répondre aux mails (bon ok c'est pas nouveau), vous m'écrivez toujours.
J'ai beau ne pas vraiment produire de posts de qualité, vous m'envoyez des cadeaux, vous me mailez pour me demander où est passée ma wishlist.
Jvous jure, recevoir mon premier cadeau d'anniversaire d'un lecteur totalement inconnu (dans le sens où à priori il est n'est même pas passé par ma mailbox avant), ca fait chaud au coeur.
Ca donne des envies de bonnes résolutions, mais je me connais, chez moi, les bonnes résolutions ca dure deux jours (et puis jsuis déja au régime depuis 2 semaines, et croyez moi, CA comme résolution, c'est l'enfer) alors je vous fais pas de grandes promesses. Juste celle que je ferai de mon mieux, pour poster un peu de Beau, un peu de Magie, un peu de Vrai.

Alors, merci à l'inconnu qui va probablement être la cause de mon égarement dans le FPS sur console, et aussi pour la BD magnifique qui accompagnait le jeu.
Et pour ceux qui m'ont posé la question par mail, non, la wishlist n'a pas disparu, elle est (et j'en ai profité pour la mettre à jour).

Et puis merci tout court, parce que vous ne cessez de m'étonner.

Revolution point com

Je vais peut-être commencer à m'intéresser à Second Life.

Au moins, là dedans, eux, ils arrivent à éradiquer le FN.

mardi 13 février 2007

Demon thoughts

Des silences lourds comme des enclumes de cartoon.
Des minutes qui s'égrènent dans un fracas infernal.
Même la playlist d'iTunes est pas capable de les couvrir.
"Excusez moi Jeune Homme, pour cet incident, il est vrai que ma bouche était contre la votre quelques instants."
La fenêtre qui clignote tout ce qu'elle peut dans l'indifférence générale.
Combat de catch dans la boue entre le petit ange et le petit démon.
Fatigue aidant, c'est le petit démon qui prend le dessus.
Tiens, Pantera maintenant.
"I fucked your girlfriend last night."
Murmure du petit gars cornu dans mon oreille.
Sonneries dans le vent.
Indifférence d'un répondeur impersonnel.
Ahah.
My Bloody Valentine.
Ce que j'aime avec le shuffle c'est l'ironie cinglante du hasard.
Oui je sais je psychote.
Je nage en plein délire paranoïaque, dirait un cher ami.
Ou pas.
Pas que je nage pas en plein délire paranoïaque, mais peut-être qu'il le dirait pas.
Probablement qu'il penserait comme moi.
Probablement que n'importe quelle personne saine d'esprit sur Terre penserait comme moi.

Ce post ne ressemble foutrement à rien.

vendredi 12 janvier 2007

L'angoisse de l'examen

J'sais pas quoi m'mettre.
Je suis là, je tourne en rond, jme pose la question.
J'sais pas quoi m'mettre.
Est-ce que jla joue façon Tank Girl ? Kawaï style ? Femme fatale ? Garçon manqué ? Etudiante farouche ?
J'sais pas quoi m'mettre bordel.
La moitié du contenu de ma garde robe s'étale dans ma chambre. Vous m'direz, ca change pas trop de d'habitude. Enfin, non, vous me direz rien, vous savez pas. Mais moi je sais, alors je vous dis.
J'sais pas quoi m'mettre.


En fait, en vrai de vrai, c'est simplement un prétexte.
Ca me permet de retarder le moment où je vais me préparer, puis celui où je vais être prête, ce qui du coup entrainera celui où je monterai dans ma bagnole pour finir par celui où j'appuierai sur le bouton de la sonnette.
Je repousse.

En même temps, il va bien falloir y aller ma grande.
Oui mais jsais pas quoi m'mettre.

Et puis qu'est ce qu'il se passe si ils m'aiment pas ? Ou si moi je les aime pas ?
A quoi ils s'attendent ? Est-ce qu'ils ont déja un a priori négatif ?
Après tout, c'est moi, l'autre, la responsable, le monstre, la vilaine fille qui a mis le bordel, qui a fait voler le couple modèle en éclats. Enfin, moi, non, pas seulement, mais je suis l'élément tangible, je peux être le bouc émissaire.
Est-ce qu'ils vont comparer ? Evidemment qu'ils vont comparer. Et on fait difficilement plus différent.

J'sais pas quoi m'mettre bordel.
Peut-être que vite fait je pourrais, d'un coup de marqueur, me faire un tee-shirt à message ?

"Ne me jugez pas.
Aimez moi."

vendredi 5 janvier 2007

Wishes

Wishes 2k7

lundi 25 décembre 2006

Two wrongs don't make a right but they make me feel a whole lot better

On s'parle pas beaucoup dites donc vous et moi ces derniers temps.

Bon ok, pas que je vous laisse généralement beaucoup vous exprimer, sauf dans mon mail, ayatollah du commentaire que je suis, m'enfin vous voyez bien ce que je veux dire, d'ailleurs vous vous privez pas de me l'écrire, je poste pas trop des masses beaucoup.

Ce qui m'émerveille c'est que vous vous êtes toujours là. Ouais okay, ptêt pas aussi nombreux faut pas déconner, mais tout de même, plusieurs centaines, tous les jours, à venir faire votre petit tour ici. Et puis à me mailer, à me raconter des trucs, à me parler, moi qui depuis 4 ans que ce blog existe suis toujours restée l'indécrottable autiste du mail, étrange maladie qui m'empêche de cliquer sur le bouton "reply".
Bref vous êtes là, et moi aussi, en dépit des apparences.
Je ne sais pas ce qui fait qu'on blogue plus ou moins. Je ne sais pas si le temps conduit inéxorablement à la chute du rythme des posts. Si j'en crois ce que j'en vois chez les "vieux" blogueurs que je fréquente, il faut croire que c'est une maladie répandue. Oui mais due à quoi ? Ce n'est pas comme si j'avais perdu ma curiosité, ma capacité d'émerveillement ou mon envie de raconter. C'est plutôt comme si j'avais envie de *substance*. Avant, je pouvais poster sur tout et n'importe quoi. Quand je relis les tous premiers mois de ce blog je me rends compte que j'étais capable de faire un post pour dire que j'avais joué à CS et que j'allais me coucher. Ca, clairement, je crois que ca ne me viendrait plus à l'esprit. Envie de substance, donc. Et puis, ne nous mentons pas, il y a la flemme, aussi. Parce que les sujets de post me viennent toujours aussi nombreux. Mais que souvent je les écris dans ma tête et ca me suffit. Je tappe vite hein, mais bordel, je pense encore plus vite et j'ai même pas besoin d'être devant la bécane pour ça.
Pas envie de fermer, pourtant. Parce que cet espace est là, qu'il est chez moi et qu'il est une possibilité en soi. La possibilité de poster si je le veux. La possibilité de me taire si je le veux. Je sais pas si c'est bien clair, ca sonne un peu fouillis. Tant pis, jme comprends.
Enfin voilà, la ce soir je suis là et j'ai choisi la possibilité de dire.
Quand j'ai cliqué sur "Nouveau billet" dans ma jolie interface dotclear by Gandi, je savais juste que j'avais envie de poster et je ne savais pas du tout ce que j'allais dire. Je crois bien que c'est une première pour moi. En général j'ai au moins le sujet et le titre. A l'heure ou j'écris ces lignes, le champ "titre" de mon formulaire est encore vierge. Je verrai plus tard. Après le point final.
Je sais pas, c'est peut-être l'effet Noël, tout ce foie gras et ce Champagne, et ce Sauternes, et ce Bourgogne, et ce re-Champagne qui se battent pour la possession de mon foie, c'est peut-être l'effet fin d'année, je sais pas, j'avais envie de venir là et d'aligner des phrases et pis paf on verra bien ce qu'il en sortira. Probablement un post trop long et indigeste, un peu comme les repas de fêtes, mais vous allez pas vous plaindre, vous arrêtez pas de me réclamer des posts. Fallait préciser des posts *intéressants*, na.
Pourtant, des posts intéressants j'en ai écrit plein dans ma tête ces derniers temps.
Par exemple je voulais vous dire que j'étais au concert de TooL le 10 Décembre au Zénith, que c'était une fois de plus parfaitement magique, que Maynard est définitivement cinglé (il chante désormais avec un masque à gaz sur la gueule), que leur première première partie, Entronaut (un des groupes de Heitham Al-Sayed, ex Senser et déja guest star au précédent concert de TooL à Paris cette année), était très chouette, que leur deuxième première partie, Mastodon, n'avait franchement rien à foutre là (des gros barbus qui font du gros métal qui sent sous les bras, je vois pas vraiment le rapport avec TooL, ou alors ils étaient là comme faire-valoirs), que le show vidéo de TooL s'est encore amélioré (aux vidéos sublissimes d'Adam Jones se sont ajoutés des jeux de lumière et de lasers carrément trippants) et que malgré une setlist relativement statique d'un concert à l'autre, chacune de leurs apparitions scéniques est un vrai bonheur.
Je voulais aussi vous parler depuis des mois d'un bouquin ovni qu'il vous faut absolument lire, ca s'appelle La Horde du Contrevent, c'est tout simplement splendide, inracontable, indescriptible, incroyablement poétique, original, merveilleusement bien écrit, par un monsieur qui se nomme Alain Damasio, édité par La Volte, et, le hasard faisant bien les choses, dans ma nouvelle vie de chef d'entreprise youpi tralala, je me retrouve à bosser pour cette maison d'édition justement, et pour cet auteur justement (bis), et ca n'a rien à voir avec le fait que je vous parle de ce livre mais comme toujours je reste émerveillée à chaque occurence du Small World Effect (c)(tm).
Ma vie d'entreprenaute de l'internet-cyber-multimedia je voulais vous en parler aussi, de mes tribulations administratives, de mes doutes, de mes espoirs, des bonnes nouvelles, des projets trop chouettes et des contrats chiants mais qui payent, de ceux qui me font tripper mais qui rapportent pas tripette, de mon tailleur flambant neuf d'executive woman yoohoo, tout ca, tous les jours, je pense à vous le dire, et puis, ca passe, paf, comme une occasion manquée, et puis ca revient mais ca repart avant que je trouve le temps, paf (encore).
J'aurais également pu vous raconter que j'ai découvert grâce à Madame Monstre que le sevrage brutal de Gtalk peut mener au bondage, mais aussi grâce à Lisbeï qu'un appartement vide est un appel à l'orgie et que Kasparov a désormais LE job parfait pour faire tomber toutes les minettes dans son pieu (mais Môssieur joue au gars pas intéressé).
Et puis évidemment, il y a le plus privé, le plus intime, le plus épanouissant, le plus magique, 16 mois que ca dure, que tous les matins je me pince pour être sure de pas rêver, mon bonheur à moi rien qu'à moi, même si parfois je vacille, même si parfois je doute, même si parfois j'ai peur, forcément, quelque chose d'aussi merveilleux, je suis terrorisée à l'idée de le perdre, tout ce bleu, tout ce doux, tout ce tendre, qu'on me le reprenne, qu'on me dise que c'était pour rire, pour de faux, m'enfin pauvre conne, comment t'as pu y croire ? Mais malgré la peur j'y crois, j'y crois bordel, de toutes mes forces, et plus dure sera la chute, mais elle viendra pas, je la nargue, je la défie, vas-y, fais moi trébucher et tu verras qu'Il sera là pour me rattraper et je t'emmerde, connasse de fatalité.

Et tant de choses encore.
Mais il est tard bordel (oui je sais je dis beaucoup bordel, je sais pas pourquoi, je préfère bordel à putain, et pourtant, l'un dans l'autre ...), et ce post est déja monstrueusement long, et probablement que vous avez déja laché l'affaire, mais vous savez quoi ? Ben moi je suis heureuse de l'avoir écrit.
Et finalement, c'est tout ce qui compte, foi de blogueuse.

PS : Voilà, j'ai trouvé le titre, je suis pas sure qu'il soit très compréhensible, mais moi je sais le pourquoi du comment, alors ca va.

mercredi 13 décembre 2006

How *not* to disappear completely

Ah non Lara, c'est formellement impossible.
Jte jure.
Parce que si tu fermes, comment je fais moi pour prendre de tes nouvelles ?
Tu voudrais tout de même pas m'obliger à changer mes habitudes de sauvageonne sociopathe et me contraindre à prendre mon téléphone pour te demander comment tu vas ?
Non, je suis sure que tu ne voudrais pas ça.
Du coup voilà, hop, tu peux pas fermer.
C'est tout.

dimanche 10 décembre 2006

Landing

Combien de fois avais-je imaginé cette rencontre ?
Combien de temps avais-je passé à me la jouer dans le petit cinéma privé de mon crâne ?
Combien de scénarios avais-je élaboré ?
Une multitude, c'est sur.
Mais pas celui-ci.
Manquerais-je d'imagination ?
Pas celui-ci.
Et voilà que les questions s'entrechoquent.
Que les pensées fusent.
Des mots, des dizaines de mots, des centaines, bordel.
Mais je reste sans voix. Les yeux fixés sur mes mains qui tremblent.
Je me voudrais sûre de moi, sûre de nous, sûre de ma légitimité à être là, à l'attendre, à le retrouver.
Je ne fais que m'excuser.
Je ne fais qu'essayer de noyer ma nausée dans le café.
Intruse.
Le panneau géant clignote dans ma tête, toutes lumières allumées.
Intruse.

mardi 5 décembre 2006

High Hopes & Expectations

Il y a la voix plaintive de Matthew Bellamy.
My life
You electrify my life
Lets conspire to ignite
All the souls that would die just to feel alive
Il y a l'odeur entêtante des lys blancs posés près de moi.
I'll never let you go
If you promise not to fade away
Never fade away
Il y a le ruban gris du périphérique qui se déroule sans fin sous mes roues.
Our hopes and expectations
Black holes and revelations
Il y a cette sensation douce amère, au fur et à mesure que les kilomètres défilent, m'éloignent.
Hold you in my Arms
I just wanted to hold
You in my arms
Il y a l'envie de faire demi-tour, de retourner me glisser au chaud près de cet être qui m'est si cher.
Far away
The ship is taking me far away
Far away from the memories
Of the people who care if I live or die

Pas ce soir, non, mais demain, ou le jour d'après. Bientôt.
Et toujours, à cette pensée ...
Il y a les battements de mon coeur qui s'accélèrent.
And I'll never let you go
If you promise not to fade away
Never fade away

vendredi 10 novembre 2006

Voiceless

"Vous avez mal mademoiselle ?"

*hochement de tête*

La blouse blanche disparait de mon champ de vision.
Encore.

*BIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPPPPPPPPP*

Faites taire cette putain de machine bordel.
"Il faut respirer mieux que ça mademoiselle !"
Je peux pas connasse, tu vois bien que j'essaye je peux pas, le nez plein de caillots de sang et la gorge, putain, la gorge, j'ai l'impression qu'on me l'a ratissée avec un ramasse-feuilles.


*BIIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPP*

"Je suis obligée vous remettre l'oxygène mademoiselle, il faut respirer plus fort. Vous avez mal ?"
*hochement de tête*
*espoir*

Rien.

Le masque à oxygène glisse.

*BIP BIIIPP BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPPPP*

Blouse blanche remet le masque en place d'un air exaspéré.
"Vous avez mal ?"
Mais non connasse, enfin, tu vois bien que j'ai pas mal, tellement pas mal que j'en pleure, tellement pas mal que j'en respire plus, tellement pas mal que je serre convulsivement les poings, a quoi elle sert la perfusion qui me déchire la main gauche si c'est pas pour que t'y passes un peu d'antalgique ? Ca serait trop humain de me donner quelque chose pour la douleur ?
Mais je dis rien. Parce qu'aucun son ne peut sortir de ma gorge lacérée.

Je ne sais pas combien de temps ca a duré. Plusieurs heures c'est sur, mais combien exactement je n'en sais rien.
Et je rêve de retrouver blouse blanche dans un petit coin sombre, de lui planter un couteau dans le bide et de venir la voir toutes les 5 minutes en lui demandant si elle a mal.

mardi 31 octobre 2006

Sarkoland

Si vous n'avez pas encore vu ce montage flippant sur la politique Sarkozyste, jettez-y un oeil.

Bon, en 2007, on émigre où ?

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