:. Words (still) Falling Apart .:

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samedi 4 juillet 2009

Tournons la page.

Ici s'achève le deuxième tome de Words Falling Apart.

Pour ceux qui veulent, le troisième tome commence maintenant, là bas : http://whatever.fleur.net

dimanche 15 mars 2009

Ignorance is bliss

Here comes the water.

All I knew and all I believed
are crumbling images
that no longer comfort me.
I scramble to reach higher ground,
some order and sanity,
or something to comfort me.

So I take what is mine,and hold what is mine,
suffocate what is mine, and bury what's mine.
Soon the water will come
and claim what is mine.
I must leave it behind,
and climb to a new place now.

This ground is not the rock I thought it to be.

Thought I was high, and free.
I thought I was there
divine destiny.

I was wrong.
This changes everything.

The water is rising up on me.
Thought the sun would come deliver me,
but the truth has come to punish me instead.

The ground is breaking down right under me.
Cleanse and purge me
in the water.

TooL - Flood

samedi 7 mars 2009

Data mining is a wonderful thing

mardi 10 février 2009

Devil is in the details

Bizarrement le corps continue de fonctionner. Alors que ton esprit hurle en boucle, que tu as l'impression que tu vas t'écrouler, là, maintenant, ne plus bouger, jamais.
Merveilleuse machine humaine, égoïste petite chose. Marcher, parler, bouffer, pisser, chier, dormir. Everything looks like you're fucking alive.
Alors puisque la machine fonctionne, tu la suis, tu fonctionnes avec. Tu construis des routines, tu figes des sourires sur tes lèvres, tu te saoules de boulot.
"Ca va ? - Oui, ça va. - Tu tiens le coup ? - Oh, tu sais, un jour à la fois." C'est devenu ta réponse favorite, ton automatisme. Un jour à la fois, comme chez les Alcooliques Anonymes.
Tu fonctionnes.
2 paquets de cigarettes, 10 heures de taff, 1 crise de boulimie, 2 heures de sommeil.
Et c'est demain. Et on recommence.
Sauf que malgré la merveilleuse machine, parfois, ça coince.
Tes yeux tombent sur un objet, un truc anodin, un bout de papier qui traine au fond de ton sac, une peluche, une boîte de nougats chinois, un livre.
Kernel panic.
Un wagon de métro tout entier a les yeux fixés sur toi, tes tremblements de junkie, le flot de larmes et de morve qui dégouline sur ton pull sans que tu fasses un geste pour l'endiguer, ton regard fixe, tes yeux qui ne cillent plus.
"Ca va mademoiselle ? - Ca va aller. Un jour à la fois."

vendredi 6 février 2009

Shattered.

Alors voilà.
Il n'y aura pas de happy end.
Ma vie n'est pas une foutue comédie romantique.
Il n'y aura pas de brusque sursaut, pas de revirement dramatique.
Il n'y aura que des larmes, que le goût salé de ces derniers baisers échangés, sous l'œil attentif de Notre Dame, à qui j'ai déjà tant confié dans le passé, à qui j'ai murmuré de toutes mes forces mes espoirs les plus fous et les plus vains.
Quoi de plus normal alors qu'elle soit le témoin de cette fin parfaitement surréaliste, de ces deux êtres qui se quittent en s'échangeant des serments d'amour.
Il n'y aura pas de happy end.
Le couvercle de la boîte aux trésors se referme d'un claquement sec. Plus rien n'y sera ajouté.
Et demain il faudra relever la tête, serrer les dents et avancer.
Mais là, maintenant, tout de suite, le monde entier s'écroule et moi avec.
Shattered into billions of teeny tiny pieces.

Il n'y aura pas de happy end.

jeudi 13 novembre 2008

Noir Désir is alive

Je voulais faire un vrai post et tout.
Parce qu'en plus j'y pensais pile poil cet aprem en voiture, à cause d'une chanson qui passait à la radio, un gars là, il s'appelle K, il chante comme Cantat sur une musique comme celle de NoirDez, ça fait beaucoup beaucoup de plagiat pour un seul mec.
Bref bref, je voulais faire un vrai post mais paf, il est 1h36, je fini tout juste de bosser et j'ai plus le courage de rien à part de ramper jusqu'à mon pieu pour chourrer tant bien que mal mes même pas 5 heures de sommeil.
Je voulais faire un vrai post mais tant pis.

Je vous dis juste ça : http://noirdez.com/telechargements/gagnantsperdants.htm

Bordel ce que c'est bon de les entendre à nouveau.

Edit : C'est dans la playlist Deezer, là, à gauche.

vendredi 24 octobre 2008

Hellboy is my Homeboy

Au début du mois, j'ai eu la chance d'assister à l'avant-première française de Hellboy II, en présence de son réalisateur, Guillermo del Torro.
Quand on sait que Hellboy, premier du nom, est l'une de mes adaptations de comics favorite et que je suis une inconditionnelle de Guillermo del Torro, on comprendra pourquoi j'attendais Hellboy 2, peut-être pas comme le Messie, mais pas très loin. Le film étant sorti depuis plusieurs mois dans d'autres parties du monde (j'ai raté sa sortie anglaise à 1 jour près lorsque j'étais à Londres cet été), j'en avais eu des échos qui me laissaient penser que, une fois n'est pas coutume, le deuxième opus serait à la hauteur du premier.
Et je ne me suis pas trompée.
"Hellboy, les légions d'or maudites" est assez différent de son prédécesseur. Plus éloigné du comics, plus sombre, peut-être un peu moins steampunk et certainement beaucoup plus héroic-fantasy. Lors de la projection, nous n'avons pas eu l'occasion de poser des questions au réalisateur, mais si j'avais pu ne lui en poser qu'une seule, ça aurait été pour lui demander à quel point le personnage du Prince Nuada était inspiré du Prince Elric de Melnibonée, anti-héro mythique de Michael Moorcock.
Le film foisonne de monstres, créatures féériques ou simplement étranges, qui ne sont clairement pas sans évoquer l'imagerie du Labyrinthe de Pan, mais également de scènes de combat joliement chorégraphiées, qui nous rappellent, si besoin est, que Guillermo del Torro fut également le réalisateur de Blade.
Honnêtement, tout n'est pas parfait dans Hellboy 2. Quelques mièvreries creuses auraient probablement pu être évitées et quelques incohérences également. Mais le film est un pur régal tout de même, très bien rythmé, à l'athmosphère magique et réellement immersive.
Alors, pour reprendre le plaidoyer de Guillermo del Torro lors de son discours pré-projection, allez le voir. Et si vous l'aimez, dites à vos amis d'aller le voir. Parce qu'honnêtement, je doute que toute cette magie soit vraiment rendue dans un divx mal encodé visionné sur un écran 20 pouces ..

mercredi 22 octobre 2008

Bloganniversaire : 6 ans, l'âge de raison ?

Je commence ce post en vous offrant la platitude du jour : Mine de rien, le temps passe. (ne me remerciez pas, ça me fait plaisir)
Non mais en fait c'est ptêt bien plat mais ce n'en est pas moins vrai. Le temps passe, et il passe foutrement vite, le petit fourbe.
Voilà donc 6 ans, jour pour jour, que je postais mes premiers balbutiements bloggesques.

6 ans, 4 boulots différents, un (petit) tas d'histoires de cul, un petit nombre d'histoires d'amour foireuses, une grande histoire d'amour pas foireuse (enfin, j'espère), des centaines d'heures de gaming, de lecture, de cinoche, de beuveries entre potes, de raisonnements métaphysiques foireux, de refaisage de monde ... tout ça dans un gros paquet de posts.

6 ans à regarder la blogiboule évoluer, se transformer, en bien et en mal, passer de cette petite communauté où tout le monde (ou presque) se connaissait à ce phénomène webmarketingeux deuxpointzero pouet pouet qui est aussi, et surtout, un formidable outil démocratique, à la portée de tous et même de ma grand-mère. Et c'est ça le plus important. Passées les querelles de clocher et les débats sur le pour ou contre la monétisation des blogs, passé le microcosme de la blogosphère parisianno-parisienne qui se regarde le nombril en gonflant artificellement son audience pour se faire plus influente qu'elle n'est, passées les gueguerres blogueurs vs journalistes, le vrai truc formidable dans tout ça c'est que n'importe qui peut désormais ouvrir son blog et y raconter qu'il aime manger des pommes. Les plateformes de blogging ont réalisé ce rêve que nous partagions à l'époque où nous avions l'impression de batir Internet : faire du Web un lieu d'échanges et de partage accessible à tous.

6 ans à bloguer donc, et à changer, forcément, non seulement dans ce que je suis profondément mais aussi dans ma manière de bloguer. Plus posée sans doute, moins frénétique, moins obsessionnelle, moins intime aussi sûrement. Mais quelque soit la forme et quelque soit le rythme, le plaisir est toujours là et au final, c'est vraiment ça qui compte.

6 ans, et quelques uns d'entre vous qui sont là depuis le début.
A vous, je dédie ces quelques bougies que je souffle avec grand bonheur.

samedi 27 septembre 2008

Dans "Service Public" il me semblait pourtant qu'il y avait "Service"

Si vous êtes en France, que vous n'ermitez pas dans une cave et que vous vous intéressez un minium à l'actualité, vous n'avez à priori pas pu échapper au grand remue ménage autour de l'ouverture du capital de La Poste, et donc de sa privatisation partielle.
Et que ça manifeste, et que ça fait la grève, et que ça vitupère sur toutes les ondes disponibles, et que ça s'insurge haut et fort contre cette "atteinte inadmissible" au sacro-saint Service Public.
Qu'on ne se méprenne pas. Je suis tout sauf partisane de la privatisation à gogo. Après tout, il paraît que je suis une sale gauchiste. Mais comme le dit le titre de ce billet, pour qu'on parle de service public, encore faut-il qu'il y ait service.
Comment ça j'exagère ?
Probablement, je vous l'accorde mais non sans raisons.
Peut-être que j'en ai juste ras-le-bol de me taper des heures de queue dans mon bureau de poste pour aller réclamer à un guichetier aimable comme une porte de prison le recommandé qui ne s'est trouvé là que parce-que le facteur a trouvé beaucoup moins fatigant de glisser l'avis de passage dans ma boîte aux lettres plutôt que de prendre la peine de sonner à ma porte.
Peut-être que je suis un peu lasse des lettres qui n'arrivent jamais, des colis endommagés ou carrément ouverts et soulagés d'une partie de leur contenu, des Chronopost payés les yeux de la tête qui mettent une semaine pour arriver à destination, et je parle même pas des Colissimo.
Peut-être que je trouve un peu aberrant de trouver 2 à 3 fois par semaine dans ma boîte aux lettres du courrier qui ne m'est pas adressé. Bon, quand c'est celui de mes voisins, ça va encore, je refais le tri, mais quand le facteur s'obstine à me coller les lettres destinées à un des occupants de l'immeuble qui a déménagé depuis 3 mois, ça n'arrange pas ma confiance plus que limitée dans ce magnifique "service public". Il me semblait pourtant que la mention "n'habite plus à l'adresse indiquée" pouvait avoir une certaine utilité non ?

Bref, je ne sais absolument pas si une privatisation partielle ou totale de La Poste va arranger les choses.
Je sais juste que, franchement, ça peut pas être pire et que j'attends 2011 et l'ouverture totale du courrier à la concurrence comme le Messie.

mercredi 24 septembre 2008

Grâce à Facebook, j'aime quand mes amis sont sales

Le truc quand on est une gameuse qui n'a plus le temps de s'adonner proprement à sa passion en zigouillant joyeusement du Murloc au fin fond des marais putrides ou en poutrant du zombie à coups de clubs de golf, c'est que pour éviter la crise de manque et son cortège assez inconvenant de soubresauts incontrôlables et de bave aux lèvres, il faut trouver des palliatifs.
Souvent, ces palliatifs prennent la forme de petits jeux en flash, consommés en mini-sessions de 5 à 10 minutes grand max, entre deux coups de fils et trois réunions.
C'est comme ça que je me suis retrouvée à jouer à un minable ersatz d'Animal Crossing sauce web 2.0 sur Facebook.
Le truc en question s'appelle "Pet Society" et consiste, en gros, à avoir une créature de compagnie, à lui acheter des fringues, du mobilier pour sa maison, à la nourrir, à lui faire sauter à la corde ou jouer au freesbee, le tout vous permettant d'accumuler des points et des brouzoufs.
Et puis, évidemment, si vos amis Facebook ont installé le jeu, vous pouvez aussi leur rendre visite.
Comme dans tous les jeux de ce genre, il n'y a pas de but, juste l'immense satisfaction qui ne manque pas de vous envahir quand, en bon geek accro à la surconsommation à gogo, vous avez enfin accumulé assez de brouzoufs virtuels à force de cliquer sur cette putain de corde à sauter pour offrir à votre créature virtuelle une superbe lava lamp bleue fluo phallique à souhait.
En bonne gameuse habituée à chercher l'efficacité maximum pour un minimum d'efforts (chez les rolistes on appelle ça le minimaxage), j'ai bien évidemment étudié les mécaniques du jeu pour trouver l'action qui allait me rapporter le plus de points et de brouzoufs en un minimum de temps, pour pouvoir acheter des tas de lava lamps et autres colliers à clous.
La conclusion s'est imposée d'elle-même : Ce qui rapporte le plus, c'est 1) de rendre visite à ses amis et 2) de laver sa créature avec le super savon.
Le problème c'est que 1) rendre visite à ses amis ne rapporte vraiment qu'une seule fois par jour et 2) quand la jauge de propreté de la créature est pleine, la laver ne rapporte plus de points.
Oui mais on peut aussi laver les créatures de ses amis.
Du coup, maxi-combo.
Tous les jours, je rends visite à mes amis en espérant trouver leurs créatures dans un état de dégueulasserie tellement avancée que les mouches volètent joyeusement autour (je déconne pas, les mouches apparaissent vraiment).

Bon, et tous les jours, je me dis qu'il faut *vraiment* que je trouve le temps de rejouer à des vrais jeux où on massacre allègrement tout ce qui bouge, parce que là, je crois bien que j'ai touché le fond.

jeudi 4 septembre 2008

Back to the roots

Après plusieurs années d'infidélité pas vraiment réfléchie, voilà maintenant 3 mois que je retrouve les Paris Carnets.
Et que j'y prends un réel plaisir.
Dans cette blogosphère en mutation pas toujours plaisante, ce microcosme où la moindre soirée se doit d'être dûment sponsorisée par un annonceur (quand ce n'est pas une dizaine) et cloturée par l'inévitable distribution de cadeaux, ça fait un bien fou de voir que certaines choses ne changent pas, que le Paris Carnet est toujours ce truc ouvert, simple, lieu d'échanges et de rencontres improbables, gratuit, sans sponsor ni but autre que celui de satisfaire notre curiosité des autres, notre envie de boire des coups en échangeant des considérations de comptoir diverses sur la vie, l'univers, les blogs et le reste.

Paris Carnet en fait, c'est l'exact opposé de ce monde dont nous parle l'article de l'Internaute cité dans mon précédent post.
Et même si le Capitaine nous quitte, j'espère que l'esprit perdurera.

samedi 30 août 2008

Houston, I think we have hit the bottom

Et encore, je dis qu'on a touché le fond, mais s'il y a quelque chose en dessous, on l'a probablement touché aussi.
Pour preuve, cet article de l'Internaute qui propose 10 astuces pour arrondir ses fins de mois.
A côté de l'affichage de publicité sur la carrosserie de sa bagnole, le promenage de chien des grands-mères, la vente de trucs sur eBay et la tonte de la pelouse des voisins, on trouve ... le blogging.



Chouette alors, un nouvel arrivage de blogoputes en prévision.

dimanche 24 août 2008

126259200 heartbeats

Peut-être un peu moins.
Surement un peu plus.
Parce que c'est souvent que votre compagnie l'accélère, ce petit muscle qui bat la mesure de notre bonheur.
Et si la science s'obstine à dire que c'est du sang qu'il balance dans mes artères, je reste persuadée qu'en vérité, ce sont des litres d'étincelles.

126259200 heartbeats, dedicated to you.
And so much more to come, if you want them.

mercredi 13 août 2008

On en remet une couche - Cherche Dev Web Passionnément

Je sais pas si c'est les grandes vacances, ou l'effet néo bulle Web 2.0, voire une conjugaison des deux, mais toujours est-il que j'ai bien du mal à trouver le fameux développeur web dont je vous parlais il y a quelques posts de cela.
J'en remets donc une couche, parce que ça ne peut pas faire de mal.
Je cherche donc un dev web junior (enfin, un senior m'irait aussi hein, mais niveau budget je vais être un peu juste :/ ) pour bosser sur un vraiment chouette projet pour une association de micro-crédit.
Il s'agit d'un poste en CDI, dans une toute petite équipe, avec une vraie autonomie et de l'espace pour (à mon avis) vraiment se faire plaisir.
Depuis mon dernier post on a pas mal avancé sur les spécifications techniques du projet, donc j'apporte une précision, le développement se fera sur la base d'un Drupal, donc mon candidat idéal connait ce CMS (ou du moins il a déja un peu fait joujou avec).
N'hésitez pas à faire tourner cette annonce, c'est pour la bonne cause !

mercredi 6 août 2008

Les aventures de Flaoua et la Corde à Sauter de l'Enfer

Dans la série "les trucs qui deviennent vachement difficiles à faire quand tu bosses 16h par jour", il y a le sport.
Je ne parle même pas du golf, d'abord parce que je commence à être un peu lassée par les discussions avec des gens qui n'ont jamais tapé une balle de leur vie et qui me soutiennent mordicus que le golf est autant un sport que les échecs, mais surtout parce que quand on a le temps de rien, prendre 4h pour faire un parcours (sans parler des temps de trajet) tient à peu près autant de l'utopie que l'idée qu'une bonnasse en monokini sonne demain à ma porte pour m'offrir une valise contenant 5 millions de $.
Pas de golf donc. Mais j'avais pris l'habitude de faire régulièrement du power plate chez une adorable petite coachette qui avait le mérite de me torturer pour le bien de mes abdos-fessiers tout en me racontant des blagues nulles et ça avait un charme indéniable, en plus d'avoir des résultats certains (la vision des mignons petits creux qui se dessinaient peu à peu sur mon ventre presque plat était le meilleur anti-dépresseur de l'univers). Oui mais bon, coachette me recevait 2 fois par semaine, entre midi et deux, à l'autre bout de Paris, et là paf, plus le temps. Adieu veaux, vaches, petits creux et mignonnes fossettes au bas du dos.
Comme tout le monde je me suis jetée sur WiiFit telle la vérole sur le bas clergé breton (ou normand, jsuis pas sectaire).
Comme tout le monde après m'avoir amusé une semaine, ça m'a gonflé et j'ai eu de sérieux doutes sur la réelle efficacité sportive du truc.
C'est là que j'ai eu l'illumination.
J'allais m'acheter une corde à sauter.
Mais siiii ! La corde à sauter, d'abord, c'est ludique. En plus c'est régressif à souhait. Et puis on peut en faire partout pourvu de pas avoir un plafond trop bas. Et puis si c'est bon pour les boxeurs, y a pas de raison que ça soit pas bon pour moi. Et, cerise sur le gateau, pas besoin d'en faire 1 heure, 10 minutes par ci par là tous les jours, et hop, c'est dans la poche. Ca plus quelques abdos et rebonjour les ptits creux !
Me vla donc partie chez Décathlon pour m'acheter une corde à sauter.
C'est la que ca se complique. Parce qu'en fait, on pourrait croire qu'une corde à sauter c'est un vulgaire fil avec deux poignées.
Que nenni ! Y a des tas de cordes à sauter différentes. Dans des tas de matières différentes. Gosh, y a même des cordes à sauter *de compétition* !
Heureusement, témoin de ma totale perplexité face au rayon cordes à sauter, un mimi vendeur de Décathlon vint à ma rescousse et 5 minutes d'explications plus tard je repartais avec le modèle "Jump in Senior" (et non c'est pas du tout vexant de se faire refiler un truc avec écrit "senior" dessus quand on a même pas 30 balais).
Rentrée à la maison, je me jette sur mon achat et déchiquette l'emballage avec les dents, pleine d'entrain, prête à battre tous mes records de cour de récré. Et là, je suis freinée dans mon élan par la présence d'un mode d'emploi. Merde, me dis-je, un mode d'emploi ?? Pour une corde à sauter ?? Bon ok, formatée par des années de "RTFM", je pose la corde et ouvre le mode d'emploi. Ah, il faut régler la longueur. Très bien.
"Pour raccourcir la corde, enlevez le couvercle à l'extrémité des poignées. Tirez la corde et coupez la à la longueur désirée. Remettez l'anneau en fer à l'aide d'une pince et replacez le couvercle".
Gni ? C'est quoi cette histoire d'anneau en fer et de pince ? Et pourquoi il faut le remettre alors qu'on m'a même pas demandé d'abord de l'enlever ? Bon, spas grave, on verra bien.
Après 5 bonnes minutes d'acharnement, j'arrive à declipser le !@#!@# de couvercle au bout de la poignée. Et constate effectivement la présence sur la fin de la corde d'un gros anneau en fer entortillé pour empêcher le fil de sortir de la poignée. Anneau en fer totalement innamovible, évidemment, sinon ca serait pas drôle. Après m'être pété un ongle dessus et avoir failli m'éborgner en tentant de le desserrer avec des ciseaux, eureka ! me dis-je en me dirigeant vers la boîte à outils de Kalou dans laquelle je m'emparai d'une belle paire de tenailles. Sauf qu'il y a eu un petit bug au moment de la programmation de mon code génétique et quelqu'un a oublié de me donner une dextérité supérieure à celle d'une moule. Je suis donc aussi douée avec une paire de tenailles qu'une poule avec un katana.
30 minutes d'éructations rageuses plus tard, dégoulinante de sueur, je décrochai enfin triomphalement ce foutu anneau et coupai la corde à la bonne longueur.
Je vous passe les détails de la remise en place de l'anneau et du moment où je me suis rendue compte que je n'avais pas coupé la corde assez court et que j'étais bonne pour tout recommencer.
L'avantage, c'est que j'avais même pas commencé à sauter à la corde que j'avais déja perdu 2 kilos rien qu'avec tous les efforts qu'il a fallu déployer pour régler cette putain de corde.
Ils sont forts chez Décathlon.

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